Un programme qui roule au Québec

Voitures (archives)

Québec a annoncé lundi une bonification de son programme « Faites de l'air! », pendant provincial du programme fédéral « Adieu bazou ».

Au moment où s'ouvre le Sommet de Copenhague sur les changements climatiques, la ministre de l'Environnement débloque 3 millions de dollars pour bonifier le programme fédéral de prime à la casse.

Pour ce faire, la ministre de l'Environnement, Line Beauchamp, a attribué 3 millions de dollars à l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA).

Tout automobiliste souhaitant se départir d'un véhicule construit en 1995 ou avant pourra ainsi se prévaloir d'une prime de 600 $ applicable à un contrat avec un organisme promouvant le partage de voitures, tel Communauto. Il pourra aussi opter pour quinze mois de laissez-passer de transport en commun. L'offre bonifiée entrera en vigueur le 15 janvier prochain.

Les véhicules récupérés par l'AQLPA seront recyclés selon les meilleures pratiques environnementales, soutient la ministre.

De son côté, le président de l'AQLPA, André Bélisle, a salué « le nouveau partenariat du gouvernement québécois comme un geste cohérent et audacieux qui contribuera non seulement à réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi les autres gaz à l'origine du smog et des pluies acides ».

Un programme en demande

Le programme Adieu bazou, mis en place par le gouvernement fédéral, est victime de son succès au Québec.

Les recycleurs de voitures demandent même que le programme soit géré par un autre organisme que l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique. L'Association aurait manqué de ressources pour répondre aux milliers d'appels à ses débuts. Le nombre de réceptionnistes est depuis passé de 4 à 16.

Au niveau fédéral, « Adieu bazou » offre 300 $ pour l'achat d'un véhicule neuf, ou des abonnements de transport en commun pour 6 mois. Seulement 5 % des participants optent pour cette dernière option.

D'autres fonds sur la table

Ces fonds annoncés aujourd'hui font partie d'une enveloppe budgétaire pour lutter contre les changements climatiques.

Les autres fonds annoncés par la ministre sont :

  • 860 000 $ à l'Institut national de la santé publique du Québec pour « un projet de suivi de la qualité de l'air au Québec en lien avec la santé »;
  • 785 000 $ au Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec (RNCREQ) pour étendre la campagne « Défi climat » à l'ensemble des régions du Québec;
  • 450 000 $ au même organisme pour organiser une « consultation régionale sur la réduction de la dépendance du Québec au pétrole ».

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