Premier voyage officiel de Stephen Harper

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse et La Presse Canadienne
Michel Cormier décrit le contexte de la visite de Stephen Harper en Chine.

Après l'Inde, la Chine. Le premier ministre Stephen Harper s'est envolé mardi vers l'Empire du Milieu pour son premier voyage officiel dans ce pays. Une visite de quatre jours destinée à stimuler le commerce entre les deux pays et à relancer des relations diplomatiques qui ont connu plusieurs coups de froid, notamment l'absence de Stephen Harper à l'inauguration des Jeux olympiques de Pékin.

Le premier ministre entame une visite de quatre jours dans l'Empire du Milieu, afin de développer les relations commerciales, mais sur fond de relations diplomatiques refroidies.

« Les nouvelles réalités mondiales appellent des relations Canada-Chine modernisées », a déclaré le porte-parole de Stephen Harper, Dimitri Soudas avant le départ. Nous « ne transformerons pas la relation bilatérale d'un jour à l'autre », a-t-il toutefois ajouté.

Stephen Harper rencontrera entre autres le président chinois Hu Jintao, le président du Congrès national du peuple Wu Bangguo et le premier ministre Wen Jiabao. D'autres rencontres jalonneront son parcours, notamment avec le maire de Shanghai et des dirigeants d'entreprises.

La Chine rouvre ses portes au porc canadien

Porcs Porcs (archive)

À la veille du début de la visite officielle de Stephen Harper en Chine, Pékin a annoncé mardi la levée de son interdiction sur les exportations de produits de porc en provenance du Canada. Les exportations de porcs vivants demeurent toutefois interdites.

Les autorités chinoises ont fermé la porte aux produits canadiens à base de porc en mai dernier, après l'apparition d'un cas de grippe H1N1 dans une ferme porcine en Alberta.

Le ministre fédéral du Commerce international, Stockwell Day, a salué cette décision, qui est « importante » pour les relations commerciales canado-chinoises. Le secrétaire parlementaire du ministre fédéral de l'Agriculture, Pierre Lemieux, a, quant à lui, affirmé que la décision de la Chine était une bonne nouvelle pour les éleveurs de porcs canadiens, qui peuvent à nouveau avoir, selon lui, accès à un marché représentant 50 millions de dollars annuellement

Un poids commercial en hausse

Depuis son arrivée au pouvoir, le premier ministre a tancé Pékin à plusieurs reprises au sujet des droits de l'Homme, mais aussi de l'espionnage industriel.

Mais la Chine, qui compte 1,3 milliard de consommateurs potentiels, ne représente que 2 % des exportations totales du Canada et moins de 1 % de ses investissements.

Les échanges commerciaux ont toutefois atteint un « sommet historique » de 53,1 milliards de dollars canadiens l'an dernier, ont indiqué des responsables canadiens.

En juin 2008, le Canada a annoncé l'ouverture de six nouveaux bureaux commerciaux en Chine: Shenzhen, Chengdu, Shenyang, Qingdao, Nanjing et Wuhan.

Le tout sans compter que la communauté chinoise au Canada croît plus rapidement que l'ensemble de la population. Entre 1996 et 2001, le nombre de personnes ayant affirmé être d'origine chinoise a augmenté de 19 %, pour un total de 1 029 395 personnes (comparativement à une augmentation de la population générale de 4 % pour la même période). Environ 72 % des Canadiens d'origine chinoise vivent à Toronto (436 000 personnes) et Vancouver (348 000 personnes) en 2001. Le Québec compte 56 830 Canadiens d'origine chinoise.

Consultez le blogue d'Emmanuelle Latraverse, qui suit Stephen Harper en Chine

Les relations commerciales Canada-Chine en chiffres« Le gouvernement du Canada reconnaît l'importance internationale croissante de la Chine et travaille à améliorer les relations canadiennes avec ce pays de plus de 1,3 milliard de personnes », peut-on lire sur le site dédié aux relations sino-canadiennes. Et pour cause, l'Empire du Milieu figurait au quatrième rang des partenaires commerciaux du Canada en 1997, avec des échanges totalisant 8,7 milliards de dollars. En 2003, le pays s'était hissé au deuxième rang, surpassant le Royaume-Uni et le Japon.

Les importations en provenance de la Chine en 2006 ont été cinq fois supérieures à celles de 1997, alors que les exportations vers ce pays ont triplé.

Le déficit commercial du Canada avec la Chine a augmenté, passant de 3,9 milliards de dollars en 1997 à 26,8 milliards de dollars en 2006.

Produits de la Chine importés au Canada (2006)
  • Machinerie; réacteurs, chaudières (20,8 %), 7,166,6 millions;
  • Machines électroniques, équipement de sonorisation, etc. (19,7 %), 6794,8 millions;
  • Jouets, jeux et équipement de sport (7 %), 2411,4 millions;
  • Meubles; literie, etc., (6,6 %), 2273,4 millions;
  • Vêtements et accessoires, autres qu'en bonneterie (5,3 %), 1839,5 millions;
  • Vêtements et accessoires, en bonneterie (4,6 %), 1587,5 millions;
  • Ouvrages en fer et en acier (3,9 %), 1331,9 millions;
  • Chaussures, etc (3,3 %), 1128,5 millions;
  • Matières plastiques et produits de matières plastiques (2,8 %), 978,6 millions;
  • Optique, photographie, etc.; instruments médicaux et chirurgicaux, etc. (2,3 %), 791,2 millions.

Produits du Canada exportés en Chine (2006)

  • Pâte de bois (14,8 %), 1136,5 millions;
  • Produits chimiques organiques (11,5 %), 881 millions;
  • Ouvrages de nickel (8,4 %), 641,7 millions;
  • Minerais, métalliques (7,3 %), 558,1 millions;
  • Machinerie, réacteurs et chaudières (6,8 %), 519,4 millions;
  • Machines et équipements électriques (5,6 %), 429,3 millions;
  • Véhicules, sauf pour voies ferrées et similaires, et pièces, etc. (5,4 %), 410,7 millions;
  • Matières plastiques et produits de matières plastiques (4,3 %), 332,1 millions;
  • Poisson et fruits de mer (3,5 %), 271,3 millions;
  • Engrais (3,2 %), 244, 3 millions.

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