Chaîne de montage chez Bombardier
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PC/Ryan Remiorz
Bombardier Aéronautique révise sa cadence de production des avions CRJ. Le fabricant d'avions annonce la mise à pied d'environ 715 employés au sein de ses installations dans la région de Montréal.
Plus de 700 travailleurs au sein des installations de Bombardier Aéronautique dans la région de Montréal perdront leur emploi à compter de janvier 2010. Le syndicat est surpris par l'ampleur des suppressions.
Cette annonce prendra effet à compter de janvier 2010 et se poursuivra au cours des deux premiers trimestres du prochain exercice financier.
Des 715 postes concernés par la restructuration, 515 sont des postes de mécaniciens. La plupart de ces travailleurs sont syndiqués et travaillent à Mirabel, où sont assemblés les CRJ.
Par contre, puisque ces travailleurs ont plusieurs années d'ancienneté, l'élimination de leur poste pourrait finir par toucher d'autres travailleurs aux installations de Mirabel et de Saint-Laurent, en raison d'un processus de supplantation.
Ces mises à pied s'ajoutent aux 1130 emplois perdus au printemps.
Bombardier attribue cette décision à la conjoncture économique difficile.
Malgré cette conjoncture, Bombardier confirme qu'il maintient le développement des programmes des avions CRJ1000 NextGen, Learjet 85 et CSeries.
Le recrutement pour ces programmes se poursuit. Bombardier offre plus de 500 postes dans les domaines de l'ingénierie et du soutien à la production.
Bombardier affirme que les employés touchés par la restructuration seront favorisés pour l'obtention d'un poste au sein du programme CSeries. Par contre, des mécaniciens et des professionnels qui seront licenciés en janvier, peu nombreux sont ceux qui possèdent les qualifications recherchées pour le programme CSeries.
L'impact financier de cette annonce est prévu pour la prochaine année financière qui débute en janvier. Bombardier doit par ailleurs publier ses résultats trimestriels le 3 décembre.
Le syndicat inquiet pour la relève
David Chartrand, porte-parole syndical, dit ne pas être surpris de cette annonce. « Nous n'aurions pas pensé que ça allait affecter autant de personnes », précise-t-il.
Il ajoute qu'un transfert des employés licenciés vers le programme CSeries risque d'être délicat dans l'immédiat. « Les personnes mises à pied sont en assemblage de structures, non chez les ingénieurs », déclare-t-il en notant que l'assemblage n'avait pas commencé.