![]() Groupe Cossette Nouveau revers pour CosmosMise à jour le mercredi 25 novembre 2009 à 18 h 48
Cossette rejette une nouvelle fois l'offre modifiée présentée le 18 novembre dernier par Cosmos Capital visant son acquisition. Mais elle laisse la porte ouverte à une éventuelle bonification de la contrepartie offerte pour chacune de ses actions. Cosmos capital avait bonifié son offre initiale à 131,5 millions de dollars, afin d'égaler le prix de la transaction annoncée par Cossette avec des investisseurs américains. Aujourd'hui, le conseil d'administration de Cossette juge entre autres que l'entente qu'elle a passée avec Mill Road « ne prévoit pas une liste aussi complexe et exhaustive de conditions, ce qui réduit grandement l'incertitude découlant d'une telle opération pour les actionnaires et offre en outre la possibilité d'obtenir des retombées immédiates ». Mais Cossette refuse d'ouvrir les livres comptables. Et ce, pour des raisons contractuelles, soutient Marcel Barthe, vice président stratégies d'entreprises chez Cossette. (Écouter l'extrait) Le 20 novembre dernier, Cossette avait déjà réitéré son appui envers le projet d'opération intervenu avec Mill Road et recommandait à ses actionnaires de voter en faveur de celle-ci. Le 10 novembre dernier, Cossette a annoncé qu'elle s'était entendue avec Mill Road Capital, une société privée d'investissement du Connecticut, pour lui céder la totalité de ses actions pour une contrepartie de 7,87 $ par action. Cette opération, prévoyant également la fermeture du capital de la compagnie, avait le plein soutien de l'équipe de la haute direction. Les enchères pourraient monter Cossette note toutefois continuer de discuter avec Cosmos, évoquant l'éventualité d'une offre bonifiée à 8,10 $ l'action. Cosmos avait mentionné cette possibilité dans une lettre à Cossette datée du 17 novembre. Son offre initiale de juillet dernier se chiffrait à 87,7 millions. Le groupe Cosmos est composé d'anciens dirigeants de Cossette, qui détiennent 18,7 % de l'actionnariat de Cossette. Ce groupe dispose aussi d'une entente de blocage avec deux actionnaires institutionnels, Beutel Goodman & compagnie, ainsi que Burgundy Asset Management, ce qui porte à plus de 37 % son droit de vote. Mais ces deux actionnaires pourraient toutefois se rallier à l'autre offre. L'ouverture des livres, un enjeu juridiqueAu sujet de l'ouverture des livres de Cossette à Cosmos Capital, Stéphane Rousseau, professeur de droit à l'Université de Montréal, estime que d'importants principes juridiques sont en jeu. (Écouter l'entrevue de Daniel Bordeleau) Dossiers en profondeur
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