![]() Sables bitumineux Les critiques d'Al GoreMise à jour le mardi 24 novembre 2009 à 19 h 27
Selon l'ancien vice-président des États-Unis, l'extraction du pétrole des sables bitumineux de l'Alberta met en péril la survie de l'espèce humaine. Al Gore a fait cette déclaration au cours d'une entrevue accordée au quotidien Toronto Star. « Je sais que cela ne me rendra pas populaire en Alberta, a dit le militant écologiste, mais c'est un fait. Il y a beaucoup d'argent en jeu, mais des vies humaines et l'avenir de l'humanité sont également en jeu. » Ce n'est pas la première fois qu'Al Gore critique l'exploitation des sables bitumineux de l'Ouest canadien. En 2006, au cours d'une entrevue au magazine Rolling Stones, il avait qualifié de tels projets de folie. Al Gore, qui est également l'auteur du film An Inconvenient Truth, est de passage à Toronto où il doit prononcer une allocution mardi soir. Ottawa sommé d'agir
Par ailleurs, sept organisations environnementales se sont unies pour demander à Ottawa d'intervenir immédiatement dans l'exploitation des sables bitumineux en Alberta. L'Institut Pembina, le Club Sierra, les Protecteurs de la rivière Athabasca et quatre autres organismes ont rédigé un rapport dans lequel ils évoquent les répercussions désastreuses de cette industrie sur les cours d'eau. Carolyn Cambell, experte en protection de l'environnement à l'Association albertaine de la nature, estime que le gouvernement fédéral a le devoir de réglementer l'industrie des sables bitumineux. « C'est un aspect de responsabilité fédérale », plaide-t-elle. Le rapport, intitulé Dilution, contient une douzaine de recommandations que le gouvernement fédéral est en train d'étudier. Jusqu'ici, Ottawa a toutefois été discret en ce qui concerne la gestion environnementale de l'industrie des sables bitumineux. Andrew Leach, économiste à l'École de commerce de l'Université de l'Alberta, dit que ce n'est pas la première fois que le gouvernement fédéral ferme les yeux sur une industrie polluante. « On a des fois où on améliore le sort de certaines industries pour protéger des emplois », explique-t-il. De son côté, le ministre albertain de l'Environnement, Rob Renner, affirme que la province n'a pas besoin du gouvernement fédéral pour protéger ses lacs et ses rivières. À l'approche de la rencontre sur les changements climatiques de Copenhague, qui se tiendra au début du mois de décembre, les organisations environnementales continueront d'essayer de convaincre le ministre fédéral de l'Environnement, Jim Prentice, d'adopter une position plus stricte quant à l'exploitation des sables bitumineux. Radio-Canada.ca avec BC Dossiers en profondeur
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