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Économie

Vente d'Énergie NB

Le gouverneur du Maine inquiet

Mise à jour le dimanche 22 novembre 2009 à 17 h 16

Énergie Nouveau-Brunswick

Énergie Nouveau-Brunswick

La vente d'Énergie NB à Hydro-Québec continue de faire parler d'elle. Après la vague de protestations en Atlantique, c'est au tour du gouverneur du Maine, John Baldacci, d'exprimer sa préoccupation.

M. Baldacci, dont l'État importe une partie de son énergie du Nouveau-Brunswick, compte faire part de ses inquiétudes au premier ministre Jean Charest.

Son équipe tente de déterminer la nature et l'ampleur des effets possibles de cette transaction sur le Maine.

« Je ne dirais pas que nous sommes en train de nous alarmer, mais nous souhaitons certainement obtenir davantage d'information et avoir une meilleure compréhension des éventuelles répercussions », a affirmé David Farmer, chef de cabinet adjoint du gouverneur Baldacci.

L'entente de principe pour l'achat d'Énergie NB par Hydro-Québec, pour un montant de 4,75 milliards de dollars, fait réfléchir fortement les politiciens et dirigeants des milieux d'affaires de la Nouvelle-Angleterre.

Cette entente, signée le mois dernier, prévoit le contrôle par Hydro-Québec de la majorité des actifs d'Énergie NB, y compris les lignes de transport d'électricité vers le Maine.

Cette transaction permettrait à la société d'État québécoise de bien se positionner sur le marché du nord-est des États-Unis, ce qui agace les entreprises concurrentes des Maritimes.

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Danny Williams, est franchement opposé à l'achat d'Énergie NB par Hydro-Québec. Il redoute le quasi-monopole du Québec sur le marché des exportations d'énergie vers le nord-est des États-Unis.

Pour sa part, le premier ministre Charest n'a pas caché son ambition de renforcer la portée d'Hydro-Québec. Il a d'ailleurs confirmé les discussions avec l'Île-du-Prince-Édouard pour une éventuelle entente de 100 mégawatts.

L'économie avec Gérald Fillion

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