![]() Cartes de paiement Flaherty opte pour un code de conduiteMise à jour le vendredi 20 novembre 2009 à 7 h 59
Le ministre des Finances, Jim Flaherty, veut lancer un « code de conduite », non contraignant, sur les cartes de crédit et de débit. Ce code visera à « promouvoir des pratiques commerciales équitables et à faire en sorte que les commerçants et les consommateurs comprennent bien les coûts et les avantages associés aux cartes de crédit et de débit », a déclaré le ministre jeudi, en conférence de presse, aux côtés de Jean-Pierre Blackburn. Les commerçants disposeront d'« une marge de manoeuvre accrue en matière de tarification », soutient le ministre. Ceux-ci auraient aussi le choix des options de paiement qu'ils accepteront. Si ce code - volontaire - ne fonctionnait pas, le gouvernement envisagerait de légiférer, a précisé le ministre. Une période de consultation sera ouverte pendant 60 jours avant l'élaboration d'un document définitif. Cette réglementation vient « compléter » une précédente décision sur les règles encadrant les cartes de crédit, adoptées en mai dernier. Les commerçants favorables La coalition québécoise contre la hausse des frais de cartes de crédit et de débit, qui était dirigée par le Conseil québécois du commerce de détail, a accueilli « favorablement » cette annonce. « Bien qu'il reste beaucoup de détails à finaliser, M. Flaherty vient de faire un pas dans la bonne direction en se montrant à l'écoute des revendications des associations de commerçants tant au Québec qu'au Canada », a estimé le regroupement. Pour les commerçants, c'est un retour d'un rapport de force beaucoup plus équitable avec les compagnies de crédit et de débit. Cela permettra d'assainir ce marché qui était devenu, au fil des années, un duopole où les marchands étaient littéralement piégés par des clauses contractuelles inéquitables dictées par Visa et MasterCard — Gaston Lafleur, président-directeur général du Conseil québécois du commerce de détail Ce regroupement incluait entre autres les associations de restaurateurs, des hôteliers, de la quincaillerie, etc. Même son de cloche du côté de la Fédération canadienne des entreprises. Selon elle, ce projet « contribuera à accroître la transparence et rétablir l'équité à l'égard des petites et moyennes entreprises (PME), ainsi que des consommateurs dans le cadre de leurs transactions par carte de crédit et de débit ». Interac, Mastercard et Visa aussi Quant aux entreprises de cartes de paiement (Interac, Mastercard et Visa), elles se disent favorables à ce code de conduite. « Nous sommes encouragés par le fait que le gouvernement appuie la transparence et le choix en matière de modes de paiement, ce que Visa estime être des éléments fondamentaux d'une économie qui fonctionne bien », a déclaré Visa. Mais l'entreprise est « déçue du fait que le code permettrait aux commerçants de remplacer le choix du consommateur au lieu de vente ». Elle déplore aussi que l'annonce du gouvernement nuise « de façon considérable à l'introduction de la concurrence au sein du secteur des paiements par carte de débit et aux choix dont doivent jouir tous les Canadiens ». Du côté d'Interac, l'annonce est aussi bien reçue. Toutefois, l'entreprise estime qu'elle est désavantagée face à ses « compétiteurs multinationaux basés aux États-Unis ». Quant à MasterCard, elle dit prendre ce code au sérieux. Elle ajoute vouloir examiner comment ce projet « pourrait modifier la compétition et prendre des mesures pour préserver sa capacité continue d'offrir de la valeur et de l'innovation à tous les intervenants ». Option consommateurs sceptique Devant cette annonce, le directeur général d'Option consommateurs, Michel Arnold, s'est montré sceptique. « Malheureusement, notre expérience avec des codes volontaires montre que ça ne fonctionne pas », a-t-il déclaré sur les ondes de Radio-Canada. Pourquoi ne pas immédiatement réglementer? — Michel Arnold, directeur général d'Option consommateurs Il note que « le ministre a très bien identifié les problèmes, à la fois pour les commerçants et pour les consommateurs ». Et d'ajouter que la période de consultation constitue une avenue intéressante. Tant les entreprises de cartes de paiement que les associations de commerçants et de consommateurs déclarent vouloir participer activement aux consultations. Les huit points du code de conduite
Source: Ministère des Finances
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Le reportage de Stéphane Leclerc
Gaston Lafleur, PDG du Conseil québécois du commerce au détail, réagit à cette annonce.
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Ébauche du Code de conduite destiné à l'industrie canadienne des cartes de crédit et de débit
Ministère des Finances - 19 novembre 2009 Dossiers en profondeur
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