Antenne parabolique (archives)
Le débat entre télévisions généralistes et câblodistributeurs au sujet des redevances télévisuelles a commencé lundi au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).
Pour la troisième fois en trois ans, la redevance télé est au coeur des audiences au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes, qui doit déterminer si les câblodistributeurs paieront ou non le signal des télédiffuseurs généralistes.
Pour la troisième fois en 3 ans, le CRTC entend la cause des différents représentants de l'industrie canadienne de la télévision, et ce, pendant deux semaines.
Les télévisions généralistes veulent faire payer une redevance aux câblodistributeurs qui utilisent leur signal, ce qui déplaît à ces derniers.
L'argent récupéré grâce à la redevance pourrait notamment être injecté dans la production locale.
Le vice-président principal des Services français de Radio-Canada, Sylvain Lafrance, avance que les chaînes généralistes génèrent le plus de contenu.
L'argent, nerf de la guerre
Or, les câblodistributeurs font valoir que les téléspectateurs ont accès au signal gratuitement, avec un poste de télévision muni d'une simple antenne.
Pour cette raison, ils refusent de payer une redevance et affirment que s'ils y sont contraints, c'est le client qui devra s'acquitter du montant de la taxe.
Les deux camps s'affrontent par campagnes publicitaires interposées. Les télédiffuseurs avec le slogan « Ma télé locale, j'y tiens » et les câblodistributeurs avec leur campagne intitulée « Non à la taxe TV ».
Les audiences du CRTC opposent d'un côté les télédiffuseurs que sont CTV, Global, Radio-Canada/CBC, A, ChekNews, V et NTV, et, de l'autre côté, les câblodistributeurs avec Rogers, Bell, Cogeco, Telus, Shaw et Eastlink.