Logo Radio-Canada

Relations de travail

Fermeture d'un dépanneur en voie de syndicalisation

Mise à jour le mardi 10 novembre 2009 à 12 h 10

Couche-Tard

Photo: Magicfab

Couche-Tard se défend d'avoir fermé un dépanneur pour contrer le projet de syndicalisation de ses employés.

Vendredi, le magasin Couche-Tard situé au 4207, rue Bernard-Pilon à Beloeil a fermé ses portes. Quelques jours plus tôt, les employés étaient félicités par leur employeur pour la remontée du chiffre d'affaires, soutient la CSN.

Le syndicat, de son côté, « s'insurge contre le comportement antisyndical et antisocial » de Couche-Tard.

Les jeunes employé-es, qui oeuvrent le plus souvent seuls le soir, la nuit et lors des heures de pointe reçoivent pour leur part un salaire à peine plus élevé que la rémunération minimum prévue par les normes », ajoute le syndicat.

— CSN

La CSN demande aussi au ministre du Travail, Sam Hamad, de se prononcer sur cette fermeture.

Deux jours avant cette fermeture, un ex-employé avait commencé à faire signer des cartes d'adhésion syndicale. Étienne Béland, qui avait eu des contacts avec la CSN dans le but de mettre sur pied le projet, a d'ailleurs été congédié sous prétexte qu'il avait fait de la sollicitation auprès d'un employé qui travaillait, ce qui est illégal.

À la suite de son congédiement, M. Béland a porté plainte à la Commission des relations du travail. Celle-ci entendra sa cause le 18 décembre.

Une succursale non rentable, selon l'entreprise

La directrice des communications de Couche-Tard division Québec-Atlantique, Chantale Sajo, a affirmé au quotidien Le Devoir que la fermeture du dépanneur de Beloeil n'avait rien à voir avec le projet de syndicalisation des employés. L'entreprise soutient que la succursale, ouverte en 2004, n'était pas rentable.

Jusqu'à maintenant en 2009, Couche-Tard a fermé huit dépanneurs pour diverses raisons. Au cours de la même période, vingt nouvelles succursales ont été ouvertes.

L'économie avec Gérald Fillion

Dossiers en profondeur

Console Audio-vidéo