Le siège social d'Electronic Arts à Redwood, en Californie (archive)
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PC/Paul Sakuma
La crise économique n'épargne personne: le géant mondial du jeu vidéo Electronic Arts (EA) a annoncé lundi la suppression de 1500 emplois, dont plusieurs au Canada.
La crise économique fait mal à l'industrie du jeu vidéo. Le géant mondial du jeu vidéo Electronic Arts annonce la suppression de 1500 emplois, dont plusieurs au Canada.
La compagnie réduit ainsi son effectif de 17 %.
EA fermera plusieurs succursales nord-américaines et abandonnera certains titres, a fait savoir la direction. Son but est d'économiser 100 millions de dollars américains annuellement.
La compagnie n'a pas fourni de détails sur les coupes prévues. Mais une porte-parole a affirmé sous le couvert de l'anonymat que les réductions seraient « importantes » à Burnaby, en banlieue de Vancouver.
Selon la voix officielle de l'entreprise, il n'est pas question de fermer complètement cette succursale. L'avenir des studios de Montréal et d'Edmonton, en Alberta, demeure toutefois incertain.
Au sujet de Montréal, Electronic Arts a simplement souligné avoir beaucoup investi dans ce studio au cours des deux dernières années. Et de noter qu'une vingtaine d'emplois sont actuellement à pourvoir. Quelque 700 personnes travaillent au studio de Montréal, ouvert en 2005.
EA n'en est pas à ses premières compressions. Au début de l'année, la compagnie avait annoncé la suppression de 1000 postes dans le monde pour réaliser des économies de 120 millions de dollars américains. Elle avait notamment fermé son studio de Vancouver et une partie de ses équipes avait rejoint le studio de Burnaby. Cela n'aura pas été suffisant.
Electronic Arts emploie 2700 personnes au Canada.
La compagnie, qui est derrière des jeux comme « Rock Band », « Les Sims » « Need for Speed » et « FIFA 10 », veut maintenant recentrer ses activités sur les secteurs les plus payants. « Nous prenons des décisions difficiles pour réduire nos coûts dans des secteurs ciblés tout en investissant davantage dans nos jeux les plus populaires et dans nos affaires numériques », a déclaré le chef de la direction, John Riccitiello.
Plus tôt dans la journée, EA a d'ailleurs annoncé l'acquisition de l'éditeur de jeux pour réseaux sociaux Playfish pour 275 millions de dollars américains. L'entreprise souhaite ainsi percer davantage ce marché, qui attire des dizaines de millions de personnes sur des plateformes telles que Facebook et MySpace, et sur le iPhone.
De piètres résultats
EA rapportait lundi une perte de 391 millions de dollars américains au second trimestre ou de 1,21 $ par action.
Ses ventes nettes ont aussi chuté de 12 % à 788 millions au cours des mois de juillet et septembre. Toutefois, les ventes incluant les revenus provenant des jeux en ligne ont progressé de 2 % à 1,15 milliard, soit un peu mieux que les prédictions des économistes.