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Économie

G20 Finances

Une taxe pour les banques? Non merci, dit Flaherty

Mise à jour le dimanche 8 novembre 2009 à 7 h 15

Les participants du G20 Finances

Photo: AFP/Geoff Caddick

Les participants du G20 Finances de Saint Andrews, en Écosse

Le ministre canadien des Finances, Jim Flaherty, a rejeté la proposition britannique d'imposer une taxe sur les transactions financières afin de « s'assurer » contre une autre crise financière mondiale.

Jim Flaherty, qui assistait à une réunion des ministres des Finances du G20 en Écosse, a déclaré que le gouvernement Harper n'était aucunement intéressé par la perspective de hausser ou d'imposer de nouvelles taxes, alors que la crise économique se résorbe graduellement.

Le Fonds monétaire international (FMI) étudie en effet la possibilité d'instituer une taxe pour les banques. Le directeur général de l'organisme, Dominique Strauss-Kahn, en a fait l'annonce samedi à l'issue du G20 Finances.

M. Strauss-Kahn a indiqué qu'à la demande des chefs d'État réunis en septembre dernier à Pittsburgh, aux États-Unis, son organisation travaille en ce moment sur un système qu'il a nommé « taxe FMI ».

Cette taxe aurait pour objectif « de faire diminuer la prise de risque dans le secteur financier, pousser les agents financiers à prendre moins de risques parce que ça leur coûtera plus cher, et en même temps constituer une sorte de fonds de réserve qui pourrait servir en cas de crise ».

Il est raisonnable aujourd'hui, avec la crise qu'on vient de connaître, de se dire que le secteur financier, qui est porteur de risques plus grands que les autres secteurs économiques, doit payer sa part de ces risques, et qu'il n'est absolument pas normal que des individus ou des entreprises puissent prendre des risques démesurés qui ensuite sont payés par la collectivité.

— Dominique Strauss-Kahn

Dominique Strauss-Kahn estime cependant qu'on est encore « loin du compte » en vue d'un consensus.

Précédemment, le premier ministre britannique Gordon Brown avait indiqué qu'une taxe sur les transactions financières, semblable à la taxe Tobin, faisait partie des propositions étudiées. Elle aurait pour but de faire supporter aux banques une partie de ce qu'elles ont coûté aux contribuables pendant la crise.

Toutefois, le directeur général du FMI a indiqué que, pour des raisons techniques, il s'agit d'une solution « d'impossible ».

Le ministre britannique des Finances Alistair Darling

Photo: AFP/Derek Blair

Le ministre britannique des Finances Alistair Darling répond aux questions des journalistes.

La question du climat

Les pays riches et ceux en développement se sont par ailleurs opposés une fois de plus sur la question du financement de la lutte contre le réchauffement climatique. À quelques semaines de la conférence internationale de Copenhague, ils ne sont pas encore parvenus à un accord.

Le ministre britannique des Finances Alistair Darling, hôte de la réunion des ministres des Finances et des banquiers centraux des pays du G20, était déterminé à obtenir un accord chiffré sur le coût du réchauffement climatique d'ici à 2020.

Toutefois, les négociations se sont enlisées samedi lorsqu'il a été question de savoir qui allait payer la facture.

Les dirigeants de l'Union européenne ont convenu le mois dernier que les pays en développement auraient besoin de cinq à sept milliards d'euros par an au cours des trois prochaines années pour faire face aux conséquences du réchauffement climatique. D'ici 2020, la somme requise grimpe à 100 milliards d'euros par an.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters

L'économie avec Gérald Fillion

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