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General Motors ne vend plus

Mise à jour le mardi 3 novembre 2009 à 17 h 58

Logo d'Opel

Photo: AP/Michael Probst

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General Motors (GM) met les freins et décide de ne plus vendre sa marque Opel au duo formé de l'équipementier canadien Magna International et de la banque russe Sberbank.

Le conseil d'administration en a décidé ainsi mardi, à Détroit, lors d'une réunion. Le même jour, le constructeur avait annoncé une hausse de ses ventes de 4 % en octobre par rapport à l'an dernier.

Vu l'amélioration de l'environnement pour GM ces derniers mois et étant donné l'importance d'Opel/Vauxhall pour la stratégie internationale de GM, le conseil d'administration a décidé de conserver Opel et va engager une restructuration de ses opérations en Europe le plus rapidement possible.

— Fritz Henderson, PDG de General Motors

La solution finalement choisie a été jugée « la plus stable et la moins coûteuse pour assurer l'avenir d'Opel/Vauxhall à long terme », peut-on lire dans le communiqué. GM a annoncé que la restructuration envisagée coûterait environ 4,7 milliards de dollars.

Une vente recommandée le mois dernier

Le conseil d'administration du constructeur américain avait pourtant recommandé la vente de 55 % d'Opel au duo formé par Magna et Sberbank en septembre dernier.

Les employés auraient détenu 10 % de l'entreprise, ce qui était sujet à l'accord écrit des syndicats quant à la restructuration de l'entreprise. Quant à GM, elle aurait conservé 35 % du constructeur européen.

Quelques jours après, Fritz Henderson avait dit vouloir garder le contrôle de pans essentiels de la stratégie d'Opel après sa vente à l'équipementier Magna.

Les salariés prêts à faire des concessions

Les salariés d'Opel/Vauxhall, division européenne de General Motors (GM), avaient consenti à de nouvelles concessions pour assurer que la vente à Magna International se concrétise mardi.

Ils seraient devenus partenaires dans la nouvelle entreprise, comme le précisait l'entente initiale. En échange, ils auraient contribué à hauteur de 390 millions de dollars par an aux réductions de coûts de l'entreprise, notamment avec des concessions salariales.

« Avec cet accord, nous nous sommes acquittés d'une obligation, et nous avons apporté notre contribution pour permettre la signature du contrat (de vente) entre Magna et GM », écrit le comité d'entreprise d'Opel.

Magna avait annoncé son intention de supprimer jusqu'à 10 500 emplois chez Opel, dont 4500 en Allemagne, son principal lieu d'implantation.

Opel emploie plus de 49 000 personnes en Europe, dont environ 25 000 en Allemagne, où se trouvent son siège et quatre usines.

Berlin avait promis de débloquer un financement relais de 2,4 milliards de dollars pour maintenir Opel à flot et une offre de crédit supplémentaire de 7 milliards pour finaliser le contrat. Cette aide avait suscité la grogne de plusieurs voisins européens et la commissaire européenne à la Concurrence, Neelie Kroes, avait émis des réserves à ce sujet.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Associated Press et Reuters

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