![]() Pâtes et papiers Québec pourrait prendre un morceau d'AbitibiBowaterMise à jour le mardi 3 novembre 2009 à 6 h 58
Le gouvernement du Québec songe à venir en aide à AbitibiBowater. En marge d'une allocution prononcée lundi à Montréal, le ministre du Développement économique Clément Gignac a soulevé la possibilité que Québec achète des parts de l'entreprise si elle devait faire faillite. AbitibiBowater y trouverait là une forme de financement. Toutefois, un tel projet ne se réalisera que si plusieurs conditions sont remplies. Le gouvernement refuse catégoriquement d'investir dans AbitibiBowater tant que l'entreprise ne sera pas en mesure de présenter un modèle d'affaire rentable. « Avant que le gouvernement devienne un actionnaire d'AbitibiBowater, tous les partenaires devront faire des sacrifices qui nous permettront d'abaisser les coûts de production dans les usines québécoises, a dit le ministre. Cela signifie les coûts de la fibre et les coûts de main-d'oeuvre. » Un groupe a d'ailleurs été formé en ce sens. Composé de représentants syndicaux et de l'industrie papetière, ce comité tente de trouver des moyens de réduire les coûts salariaux et les coûts de la matière première pour les usines de pâtes et papiers du Québec. Au Canada, AbitibiBowater opère sous la protection de la loi sur les arrangements avec les créanciers depuis le mois d'avril. Les activités américaines d'AbitibiBowater sont aussi protégées par la loi sur les faillites aux États-Unis. Au 30 septembre 2008, l'entreprise possédait des actifs évalués à 9,9 milliards de dollars américains et des dettes de 8,8 milliards. Dossiers en profondeur
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