Les journalistes en faveur de moyens de pression

Les employés de La Presse se réunissent en assemblée générale. Les employés de La Presse se réunissent en assemblée générale.

Les travailleurs de l'information de La Presse sont en colère.

Après les employés de bureau mercredi soir, c'était au tour des journalistes du quotidien montréalais de se prononcer en faveur de moyens de pression, excluant la grève.

Ils se sont présentés en grand nombre à l'assemblée générale, jeudi après-midi, dans un restaurant de la rue St-Jacques, à quelques pas du siège social du quotidien montréalais.

Au menu: une mise à jour de la part du Syndicat des travailleurs de l'information de La Presse (STIP) de l'état des pourparlers.

Désenchantement

Mais avant le début de cette rencontre, certains n'ont pas hésité à exprimer leur mécontentement et leur désenchantement. Ainsi, le journaliste Karim Benessaieh s'est dit déçu que la partie patronale ait choisi de négocier sur la place publique par le biais de courriels et de communiqués.

« On sent la pression, on sent que nos emplois sont menacés, donc, inévitablement, on est moins fort et cette sensation là est très palpable chez les gens et cette crainte-là devient un atout pour l'employeur. » — Karim Benessaieh, journaliste

Sous le couvert de l'anonymat, certains ont été plus virulents. Ils affirmé que les dirigeants de l'entreprise avaient mené les pourparlers à coup de gifles, qu'ils avaient tenté de diviser pour régner et qu'ils avaient miné la paix corporative qui régnait à La Presse.

Vote majoritaire en faveur des moyens de pression

En assemblée générale, les membres du STIP ont confié au comité de négociations le mandat de reprendre les pourparlers au point où ils étaient avant que l'employeur ne décide de les rompre.

Puis, dans une proportion de 93 %, les syndiqués ont permis au bureau de direction de « déclencher, au moment jugé opportun, des moyens de pression, à l'exclusion de la grève ». Le président par intérim du STIP, Frédéric Murphy a dit souhaiter des moyens de pression percutants.

« On veut des moyens de pression qui font un certain retentissement dans l'opinion publique, parce qu'on a laissé beaucoup de place à l'employeur. Nous autres, nous voulions négocier à huis clos. [...] Mais maintenant que le huis clos est levé, il faut aussi faire entendre notre voix. » — Le président par intérim du STIP, Frédéric Murphy

La partie patronale, par la voix de la vice-présidente des communications, Caroline Jamet, a pour sa part affirmé que la direction ne voulait pas négocier en public, mais simplement informer les employés.

Mercredi soir, les employés de bureau du quotidien de la rue Saint-Jacques ont également opté pour la reprise des négociations et sur l'utilisation de moyens de pression.

L'économie avec Gérald Fillion

Classe économique avec Jean-Sébastien Bernachez

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