Les Canadiens ont bien l'intention de profiter des crédits d'impôt pour la rénovation domiciliaire offerts par le gouvernement fédéral.
Les crédits d'impôt pour la rénovation domiciliaire ont gonflé les intentions de rénovation au Canada, selon Ipsos Reid. Parmi les provinces, c'est au Québec où le budget alloué aux rénovations domiciliaires est le plus faible pour 2009.
Selon un sondage mené par Ipsos Reid pour la Banque Royale du Canada (RBC), ces crédits d'impôt suscitent une augmentation des projets de rénovation au pays. Parmi les Canadiens qui avaient déjà prévu des rénovations, le crédit a incité 47 % d'entre eux à faire plus de travaux que prévu.
Par ailleurs, l'offre de crédits pour la rénovation domiciliaire a incité plusieurs ménages à avancer la réalisation des travaux. Ainsi, ils sont moins nombreux à planifier d'autres rénovations au cours des deux prochaines années: 66 %, contre 70 % en 2008.
Les intentions de rénovation ont peut-être baissé, mais le montant prévu pour les améliorations a grimpé. Le budget de rénovation moyen est passé de 8834 $ en 2005 à 11 272 $ en 2009.
Financement des travaux
Le crédit pour la rénovation domiciliaire a incité les Canadiens à investir dans leur propriété, mais ils l'ont fait en respectant leur budget.
Selon le sondage d'Ipsos Reid, 76 % des Canadiens ont l'intention de payer la plus grosse partie ou l'intégralité des travaux en puisant dans leurs économies. Ils sont aussi moins nombreux à financer leurs rénovations avec leur carte de crédit.
Rénovation en baisse au Québec
C'est au Québec où le budget alloué aux rénovations domiciliaires est le plus faible pour 2009.
En moyenne, le budget prévu est de 7734 $, soit 31 % de moins que la moyenne nationale. Parmi ceux qui ont déjà réalisé des travaux, à peine 48 % prévoient demander le crédit d'impôt fédéral pour la rénovation domiciliaire.
La majorité des Québécois (73 %) n'hésiteraient pas à choisir des solutions écologiques pour économiser à long terme, même si le coût des rénovations était gonflé au départ. Par contre, seulement 58 % des Québécois croient que des améliorations vertes peuvent augmenter la valeur de leur maison.
Le sondage a été mené en ligne auprès de 3120 Canadiens, du 8 au 16 septembre. La marge d'erreur est de 1,8 %, 19 fois sur 20.