Neelie Kroes, commissaire européenne à la Concurrence
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AFP/Dominique Faget
La Commission européenne émet des réserves au sujet de l'aide accordée à Opel par l'Allemagne, dans le cadre de son rachat par l'équipementier canadien Magna.
L'aide accordée par l'Allemagne à Opel, dans le cadre du rachat par Magna, n'était pas conforme aux règles européennes de concurrence, selon des enquêtes préliminaires de la Commission.
Elle a indiqué vendredi avoir trouvé des « indices significatifs » que cette aide n'était pas conforme aux règles européennes de concurrence.
La commissaire européenne à la Concurrence, Neelie Kroes, a écrit au ministre allemand de l'Économie, Karl Theodor zu Guttenberg, pour lui faire part de ses « inquiétudes à ce propos ».
Les autres pays européens critiques
L'Allemagne, qui a piloté la procédure de rachat d'Opel et a imposé son repreneur favori, l'équipementier canadien Magna associé à la banque russe Sberbank, est accusée par d'autres pays européens d'avoir accordé des aides financières à des fins protectionnistes.
La Belgique et la Grande-Bretagne ont particulièrement critiqué le pays dirigé par Angela Merkel. « En termes de politique européenne coordonnée et de solidarité entre pays européens, j'ai déjà vu beaucoup mieux », avait déclaré la ministre belge de l'Emploi, Joëlle Milquet, peu après la vente.
Opel emploie plus de 49 000 personnes en Europe, dont environ 25 000 en Allemagne, où se trouvent son siège et quatre usines.
Toutes les entreprises allemandes semblent sauvées, alors que l'usine belge d'Anvers paraît condamnée et que de lourdes suppressions d'emplois sont annoncées dans les usines espagnoles et britanniques.
Un problème d'industrie?
Rappelons que le commissaire européen à l'Industrie, Günther Verheugen avait déclaré que des suppressions d'emplois importantes étaient inévitables chez Opel. Et d'ajouter que les gouvernements devaient cesser de prétendre que l'argent public réglerait le problème.