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Économie

Vente d'Opel

La Commission européenne émet des doutes

Mise à jour le vendredi 16 octobre 2009 à 15 h 24

Neelie Kroes, commissaire européenne à la Concurrence

Photo: AFP/Dominique Faget

Neelie Kroes, commissaire européenne à la Concurrence

La Commission européenne émet des réserves au sujet de l'aide accordée à Opel par l'Allemagne, dans le cadre de son rachat par l'équipementier canadien Magna.

Elle a indiqué vendredi avoir trouvé des « indices significatifs » que cette aide n'était pas conforme aux règles européennes de concurrence.

Selon les enquêtes préliminaires de la Commission, il y a des indices significatifs que l'aide promise par le gouvernement allemand à Opel était sujette à la condition préalable qu'un repreneur spécifique, Magna/Sberbank, acquière une majorité des parts [du constructeur automobile].

— Commission européenne

La commissaire européenne à la Concurrence, Neelie Kroes, a écrit au ministre allemand de l'Économie, Karl Theodor zu Guttenberg, pour lui faire part de ses « inquiétudes à ce propos ».

Les autres pays européens critiques

L'Allemagne, qui a piloté la procédure de rachat d'Opel et a imposé son repreneur favori, l'équipementier canadien Magna associé à la banque russe Sberbank, est accusée par d'autres pays européens d'avoir accordé des aides financières à des fins protectionnistes.

La Belgique et la Grande-Bretagne ont particulièrement critiqué le pays dirigé par Angela Merkel. « En termes de politique européenne coordonnée et de solidarité entre pays européens, j'ai déjà vu beaucoup mieux », avait déclaré la ministre belge de l'Emploi, Joëlle Milquet, peu après la vente.

Opel emploie plus de 49 000 personnes en Europe, dont environ 25 000 en Allemagne, où se trouvent son siège et quatre usines.

Toutes les entreprises allemandes semblent sauvées, alors que l'usine belge d'Anvers paraît condamnée et que de lourdes suppressions d'emplois sont annoncées dans les usines espagnoles et britanniques.

Un problème d'industrie?

Rappelons que le commissaire européen à l'Industrie, Günther Verheugen avait déclaré que des suppressions d'emplois importantes étaient inévitables chez Opel. Et d'ajouter que les gouvernements devaient cesser de prétendre que l'argent public réglerait le problème.

Il n'y a pas d'autre solution qu'une indispensable restructuration de l'industrie automobile européenne et cela n'ira pas sans pertes d'emplois et sans coupes douloureuses.

— Le commissaire européen à l'Industrie, Günther Verheugen

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse

L'économie avec Gérald Fillion

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