C'est bel et bien la fin des courses de chevaux au Québec.
Attractions Hippiques envisage la liquidation de ses actifs et se prépare à déclarer faillite, en réponse au refus de Québec d'injecter plus d'argent dans l'industrie.
Attractions Hippiques, propriétaire des hippodromes de la province, abandonne tout plan de restructuration qui lui permettrait de maintenir ses activités. La liquidation des actifs est maintenant la seule option envisagée.
Les activités de pari mutuel à l'Hippodrome de Montréal et à l'Hippodrome de Trois-Rivières, les activités de courses de chevaux à la piste de course de Québec et l'exploitation des appareils de loterie vidéo dans ses locaux seront suspendues. Quant à l'hippodrome d'Aylmer à Gatineau, l'exploitation des appareils de loteries vidéo a pris fin vendredi dernier, un entrepreneur de la région ayant racheté la propriété.
L'entreprise entend procéder à la vente de ses actifs. Le produit de cette vente sera utilisé pour rembourser les créanciers, en vue de déposer une proposition conformément à la Loi sur la faillite et l'insolvabilité.
Québec blâmé
Attractions Hippiques, sous la protection des tribunaux depuis juin 2008, estime qu'aucun plan de relance n'est maintenant viable parce que le gouvernement du Québec a décidé d'abolir le remboursement des taxes prélevées sur les paris.
De plus, Québec n'a pas modifié à temps ses règlements sur les zones de pari, en plus de refuser d'éponger la dette de 40 millions de dollars de l'entreprise.
Attractions Hippiques envisage donc de poursuivre le gouvernement du Québec, qu'il considère en partie responsable des pertes subies par les actionnaires et les créanciers de l'entreprise.
Une aide de 9,2 millions de dollars pour les éleveurs
De son côté, le gouvernement du Québec soutient avoir fourni 450 millions de dollars depuis 1995 pour soutenir l'industrie des courses de chevaux. En 2006, Québec avait transféré la gestion des hippodromes à Attractions Hippiques.
L'industrie emploie plus de 3000 personnes dans la province. La semaine dernière, le ministre de l'Agriculture, Claude Béchard, avait débloqué une aide « ponctuelle » de 9,2 millions de dollars pour les éleveurs de chevaux Standardbred.