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Économie AbitibiBowater

Cinq fermetures temporaires

Mise à jour le vendredi 18 septembre 2009 à 5 h 57

AbitibiBowater

Photo: La Presse Canadienne /Ryan Remiorz

AbitibiBowater annonce la fermeture temporaire de cinq usines au Québec, en Ontario, en Nouvelle-Écosse et aux États-Unis.

Cette mesure touchera 620 employés.

Les effectifs touchés se répartissent comme suit:

  • arrêt complet de l'usine de papier pour impression numérique de Beaupré: 340 employés;
  • arrêt d'une des deux machines à papier à Clermont: 120 employés;
  • arrêt de l'usine de papier d'impression commerciale à Fort Frances, en Ontario: 75 employés;
  • arrêt de l'usine de papier journal à Coosa Pines, en Alabama: 85 employés;
  • réduction de moitié de la production à l'usine de papier journal de Brooklyn, en Nouvelle-Écosse : 300 employés en semaine de travail réduite.

La papetière dit subir une conjoncture économique ardue dans l'industrie du papier, ce qui se traduit par un manque de commandes. AbitibiBowater a perdu 510 millions de dollars américains seulement au cours du dernier trimestre.

Une machination corporative, dénonce un syndicat

Le Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP) a réagi à cette annonce en critiquant tant l'entreprise que le gouvernement.

« Le gouvernement canadien n'avait qu'à mettre en place un programme de garanties de prêts pour les compagnies forestières » pour pallier la crise du crédit, a déclaré Gaétan Ménard, secrétaire-trésorier du SCEP.

Les fermetures représentent la fin des machinations corporatives d'AbitibiBowater et la tentative de bâtir un empire sur des dettes.

— Gaétan Ménard, secrétaire-trésorier du SCEP

M. Ménard craint notamment qu'AbitibiBowater refuse d'indemniser les travailleurs pour leur licenciement et que ces derniers passent après d'autres créanciers. Et de demander la création d'un groupe de travail fédéral-provincial.

Les travailleurs de Beaupré craignaient une fermeture

Avant que l'entreprise ne rencontre les employés, l'inquiétude était déjà palpable à l'usine de Beaupré. Le président du Conseil régional FTQ Québec, Claude Maltais, craignait notamment une fermeture.

L'entreprise a suspendu les activités de son usine de Beaupré durant un total de 21 semaines depuis le début de l'année. Les employés viennent d'ailleurs de reprendre du service après un arrêt de travail de deux semaines.

L'économie avec Gérald Fillion

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