![]() Économie Crimes économiques L'acte de foi des conservateursMise à jour le mercredi 16 septembre 2009 à 4 h 19
Le ministre de la Justice Rob Nicholson, flanqué du ministre des Travaux publics Christian Paradis et du député Daniel Petit, a annoncé son intention de déposer un projet de loi pour lutter contre les crimes économiques. « Depuis quelques semaines, on entend de plus en plus parler de prétendus hommes d'affaires qui ne sont rien de moins que des bandits à cravate », a lancé M. Paradis. Et son collègue de la Justice d'estimer que ces criminels vivent « trop souvent dans le confort de leur salon ». Nous avons entendu le message des victimes de crimes en col blanc et nous prenons les mesures qui s'imposent. Le projet de loi que nous prévoyons déposer enverra le message que la fraude entraînera de lourdes conséquences. — Le ministre Rob Nicholson Évoquant des « peines trop clémentes », les conservateurs soutiennent qu'ils sont résolus à agir. Le projet de loi n'a toutefois pas encore été couché sur papier. Les ministres ont néanmoins évoqué trois jalons de ce projet:
Aucun autre détail n'a été annoncé, pas plus que la date de dépôt de ce projet de loi, prévu au cours de la session parlementaire. Feu nourri sur l'opposition Les ministres ont toutefois pris soin d'écorcher l'opposition, notamment le Bloc québécois. « L'opposition semble soudainement s'être réveillée. [...] Je pense surtout au Bloc », a lancé Christian Paradis. Si les bloquistes veulent vraiment faire du progrès dans le dossier de la justice aux victimes, ils n'auront pas beaucoup à faire, croyez-moi. Ils auront juste à arrêter de nous ralentir et de nous mettre des bâtons dans les roues. Ils n'auront qu'à nous appuyer. — Le ministre Christian Paradis En anglais, le ministre de la Justice Rob Nicholson a ciblé plus large. « Nous ne pouvons qu'espérer que l'opposition va collaborer avec nous et faire passer cette loi », a-t-il déclaré, soulignant qu'il s'agissait du deuxième projet de loi présenté sur le sujet. Lors de la période des questions à la Chambre des communes, le ministre Paradis a soutenu que le Bloc québécois faisait de l'improvisation avec son projet de loi, déposé lundi, visant à éliminer les libérations au sixième de la peine pour les crimes économiques. Cela a fait bondir le chef bloquiste Gilles Duceppe. Il tente simplement de faire de la démagogie et de faire de la politique sur le dos des victimes. Il avait l'occasion d'agir, plutôt que de jouer au shérif de Nottingham. Le ministre de la Justice devrait se tenir debout et être conséquent et cohérent. Ç'a l'air que la cohérence, c'est absent de cette gang-là. — Le chef bloquiste Gilles Duceppe Pour sa part, le député libéral Dominic LeBlanc a critiqué l'approche conservatrice, trop axée sur la coercition, selon lui. Les conservateurs passent beaucoup de temps à parler de comment punir ceux qui sont condamnés pour certains crimes, mais ils ne passent pas beaucoup de temps à essayer de prévenir qu'il y ait des victimes de ce genre de fraude massive. — Le député libéral Dominic LeBlanc Dossiers en profondeur
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