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Économie Finances publiques

55,9 milliards de déficit

Mise à jour le vendredi 11 septembre 2009 à 7 h 24

Le ministre des Finances Jim Flaherty

Photo: La Presse Canadienne /Sean Kilpatrick

Le ministre des Finances Jim Flaherty

De passage à Victoria, jeudi, le ministre des Finances Jim Flaherty a annoncé qu'il ajustait ses prévisions à la hausse sur le déficit budgétaire. Ce dernier se chiffre maintenant à 55,9 milliards de dollars.

Les comptes de l'État devraient revenir dans le vert en 2015-2016, selon ses calculs. Cela représente un allongement de la période de déficit, puisqu'il avait précédemment prévu un retour à l'équilibre en 2013-2014.

Il prévoit une baisse des revenus de l'État de 7,1 % en 2009-2010, en particulier l'impôt sur le revenu des particuliers et l'impôt sur le revenu des sociétés.

La croissance des revenus devrait redémarrer à compter de 2010-2011, surtout à cause de la reprise économique, de l'incidence de la hausse des taux d'intérêt sur le rendement des investissements, et de l'augmentation des cotisations d'assurance-emploi.

— Projections économiques du gouvernement

Du côté des dépenses, Jim Flaherty n'entend pas réduire les impôts, ni les transferts aux autres paliers de gouvernement. L'accent sera vraisemblablement mis sur la réduction des dépenses, sauf pour les programmes « qui profitent aux particuliers et aux familles ».

Pour ce faire, le ministre a évoqué la nécessité de « faire preuve de leadership et d'une rigueur soutenue ».

Le plan du plan

Jim Flaherty a fait preuve d'empressement dans la présentation de ces données, puisqu'il avait plus tôt évoqué la fin du mois. Le plan qu'il a présenté aujourd'hui vise à continuer de mettre en application le plan d'action du gouvernement.

Nous nous tirons d'affaire mieux que la plupart des pays.

— Jim Flaherty

Le grand argentier s'est vanté de sa réaction face à la crise économique, déclarant que « les stimulants budgétaires prévus dans ce plan sont les plus importants du G7 par rapport à la taille de l'économie, et ils comptent parmi les plus élevés offerts dans les pays du G20 ».

Il a lancé un appel à peine voilé aux partis d'opposition, alors que les rumeurs d'élections planent sur la Colline parlementaire.

Des signes encourageants indiquent que le plan porte ses fruits et que la relance est amorcée, bien qu'elle demeure fragile. Ce n'est pas le moment d'être trop confiants ni de nous livrer à des jeux politiques.

— Jim Flaherty

Un déficit initialement évalué à 50,2 milliards

À la fin du deuxième rapport d'étape sur l'économie, déposé en juin dernier, le gouvernement Harper avait révélé que le déficit exact prévu en 2009-2010 était de 50,2 milliards de dollars. Cela représentait déjà 16 milliards de plus que ce qui était prévu dans le budget Flaherty.

Stephen Harper avait alors qualifié ce déficit de « considérable », mais de « nécessaire » et D'« abordable ». Le premier ministre soutient que ce déficit est plutôt modeste par rapport à d'autres pays.

Coup d'oeil sur l'économie canadienne

  • Le taux de chômage est passé de 8,6 % à 8,7 % en août, en raison d'une hausse du nombre de personnes à la recherche d'un emploi. Il s'est créé 27 000 emplois au Canada grâce à la hausse du travail à temps partiel. Les économistes s'attendaient à une perte de 20 000 emplois. Ce sont surtout des femmes de 24 à 54 ans qui ont obtenu ces nouveaux emplois.
  • Les mises en chantier ont connu une hausse en août, la première depuis novembre 2008. Elles n'atteignent toutefois pas le niveau du mois d'août 2008. De quoi faire dire à l'analyste de la Société canadienne d'hypothèques et de logement, Daniel L'Heureux, qu'il est trop tôt pour parler d'une véritable tendance.
  • L'indice des prix à la consommation a baissé de 0,9 % en juillet, par rapport au même mois en 2008. Le taux annuel d'inflation est en territoire négatif pour un deuxième mois et a atteint son niveau le plus bas en 56 ans. En juin, le recul avait été de 0,3 %.
  • La balance commerciale du Canada a encaissé un déficit de 1,4 milliard de dollars en juillet. Malgré tout, il s'agit de la première augmentation des importations, après quatre mois de baisse consécutifs.

L'économie avec Gérald Fillion

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