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AFP/Mario Tama
Les dépenses publicitaires n'échappent pas à la crise, bien au contraire.
Les annonceurs ont dépensé 10 milliards de dollars de moins au premier semestre 2009 par rapport à la même période l'an dernier, soit un recul de 15,4 %, selon une étude de Nielsen.
Aux États-Unis, elles ont chuté de 10 milliards de dollars au premier semestre 2009 par rapport à la même période l'an dernier, selon une étude du cabinet Nielsen. Cela représente un recul de 15,4 % sur un an.
Le marché publicitaire représente ainsi 56,9 milliards de dollars pour les six premiers mois de l'année, précise l'étude.
Tous les médias sont touchés, avec en premier lieu les suppléments dominicaux de la presse locale (- 45,7 %) et les magazines locaux (- 25,4 %).
Viennent ensuite:
Même Internet enregistre un recul, quoique plus limité, à 1 %. Ce chiffre ne concerne que les publicités classiques et en images, et non les initiatives publicitaires popularisées par le modèle Google (les « adwords »), sous forme de textes ou liées aux recherches par mots-clés.
Seule la télévision par câble enregistre une progression de ses revenus publicitaires, avec une progression de 1,5 %.
Des secteurs clés cessent d'annoncer...
Frappée de plein fouet par la crise, l'industrie automobile a réduit ses dépenses publicitaires au cours du semestre de 31,4 %. Il reste toutefois le principal annonceur, avec 3,68 milliards de dollars de dépenses.
Les entreprises pharmaceutiques ont aussi réduit leurs dépenses de 11,3 %, à 2,15 milliards de dollars.
D'autres secteurs ont toutefois accru leur publicité:
... d'autres émergent
Ces chiffres démontrent une évolution du marché publicitaire, note l'analyste Annie Touliatos, dans l'étude de Nielsen.
Les annonces au sujet des téléphones mobiles « intelligents » (ou smartphones) ont en effet généré au cours du semestre des revenus publicitaires en hausse de 104 % sur un an. « Un tel bond s'explique par la promotion du nouvel iPhone d'Apple et du Sidekick de [l'allemand] T-Mobile », souligne l'étude.
Les dépenses publicitaires liées à des services de télévision par câble (+ 62,3 %), à des sites internet (+ 47,4 %), à des services fiscaux (+ 46,6 %) et les logiciels (+ 42,9 %) ont également connu de fortes envolées.