Plaidoyer pour l'innovation

L'usine West Fraser Timber de Quesnel, en Colombie-Britannique (archives)   © PC/Jonathan Hayward

Le secteur forestier a de l'avenir, selon un rapport du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO).

Un rapport du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations préconise de miser sur les produits du bois innovants et d'orienter les subventions en conséquence.

Intitulée Venez voir de quel bois je me chauffe, la recherche de Mathieu Laberge explore diverses pistes pour l'industrie forestière, en se concentrant particulièrement sur les produits à valeur ajoutée. Un plaidoyer pour l'innovation, en somme.

Certes, la reprise économique aux États-Unis représente une condition essentielle à la reprise de ce secteur.

Mais l'économiste responsable de l'étude estime que les secteurs traditionnels continuent de se tailler la part du lion au niveau des subventions publiques. Et de le déplorer: « Les politiques publiques ont beaucoup été axées sur les aides périodiques. Donc quand ça va mal, on donne une aide pour maintenir à flots, puis après, on laisse l'industrie s'en sortir ».

« Il faudrait peut-être repenser notre approche des politiques publiques pour avoir plutôt des incitations à la recherche et au développement [...] pour justement qu'émergent de nouveaux produits du bois. » — Mathieu Laberge

Il précise que ces investissements devraient être faits dès maintenant, et ce, afin que l'industrie soit prête pour une éventuelle relance du secteur immobilier américain.

De nouveaux produits du boisParmi les pistes novatrices, l'auteur cite notamment des poutres ultrarésistantes qui seraient destinées au secteur de la construction. Ou encore d'injecter des nanofibres de bois dans du plastique, afin de le rendre plus résistant et ainsi remplacer la fibre de verre pour les pare-chocs des voitures.

Dans la même veine, l'Université de Trois-Rivières a développé un papier « bioactif » qui indique si la viande est périmée.

D'après un reportage de Carole Graveline, du Module économie de Radio-Canada

En complément

Ailleurs sur le web

Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes suggérés ci-après.