![]() Économie-Affaires Croissance Un appel aux 55 ans et plusMise à jour le samedi 22 août 2009 à 7 h 45 En entrevue au journal La Presse, samedi, le nouveau ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation du Québec, Clément Gignac, déclare qu'il faut trouver une façon de garder les 55 ans et plus sur le marché du travail. Dans le groupe des 55 ans et plus ou des 60 ans et plus, le taux de participation est systématiquement plus faible [au Québec] que dans le reste du Canada. — Clément Gignac Il rappelle que moins de 30 % des Québécois de 55 ans et plus ont un emploi ou en cherchent un, et que l'écart se creuse avec le reste du Canada.
M. Gignac croit qu'il faut valoriser les gens de 55 ans et plus, et leur apport à l'économie, autant à cause de leur expertise qu'à cause de la tendance à la diminution de la main-d'oeuvre active. Il précise qu'il y aura moins de travailleurs disponibles à partir de 2014 dans les prochaines années, ce qui aura une incidence importante sur la croissance économique, et les finances publiques québécoises. « Sur le plan de la création de la richesse, il faut retourner toutes les pierres. [Une plus grande place des 55 ans et plus sur le marché du travail] c'est une pierre importante à considérer », dit-il. Bien conscient que son idée risque de faire sourciller ceux qui rêvaient à la liberté 55, il prend soin de dire qu'« on ne forcera personne ». L'ancien économiste de la Banque Nationale n'a pas de projet concret à proposer, mais affirme qu'il réfléchit à la question avec le ministre des Finances, Raymond Bachand, et la ministre responsable des aînés, Marguerite Blais. |