Des Américains attendent en ligne à un bureau d'emploi de Chicago.
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AFP/Scott Olson
Une mauvaise nouvelle peut en cacher une bonne. Si les États-Unis ont perdu 247 000 emplois au mois de juillet, cette perte est la moins importante de la dernière année.
Les États-Unis perdent 247 000 emplois au mois de juillet, la perte la moins importante des 12 derniers mois.
Le taux de chômage américain s'élève maintenant à 9,4 %, selon les chiffres du département du Travail dévoilés vendredi. Il s'agit d'une baisse de 0,1 point par rapport au mois de juin, grâce à la diminution de la population active.
14,5 millions d'Américains sont actuellement au chômage.
Ces chiffres se révèlent moins mauvais que prévu, les analystes tablant initialement sur 320 000 emplois supprimés et un taux de chômage à 9,6 %.
Les secteurs de la construction et manufacturier encaissent les plus lourdes pertes, respectivement de 76 000 et de 52 000 emplois.
Le département du Travail note que le nombre de chômeurs à long terme (soit depuis plus de 27 semaines) a augmenté de 584 000 personnes, pour atteindre les 5 millions. De plus, 796 000 personnes entrent dans la catégorie des « travailleurs découragés » - les personnes déclarant ne pas chercher d'emploi parce qu'elles estiment qu'aucun n'est disponible pour elles.
Un plan de relance qui marche, selon Obama
La Maison-Blanche a accueilli ces données avec satisfaction, mais sans crier victoire pour autant. Le porte-parole de l'administration Obama, Robert Gibbs, a évoqué « un signe de plus montrant que nous nous éloignons du bord » de la récession économique.
Et d'ajouter que le président américain s'attend toujours à voir le taux de chômage atteindre les 10 % cette année aux États-Unis. Selon M. Gibbs, l'heure n'est pas encore à la création d'emplois.
Jeudi, Barack Obama a défendu son plan de relance et fustigé la « désinformation » à cet égard. Ce plan commence à fonctionner et conduit l'économie américaine vers une ère nouvelle et plus durable, estime-t-il.
Dans la foulée, M. Obama a débloqué 2,4 milliards de dollars américains pour le développement de projets relatifs aux voitures électriques.