Earl Jones s'est rendu à la police lundi. Il était accompagné de son avocat Jeffrey Boro (à gauche)
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PC/Graham Hughes
Le prétendu conseiller financier montréalais Earl Jones a comparu mardi au palais de justice de Montréal. Il fait face à huit accusations de vol et de fraude, relativement au dossier de quatre clients.
Le prétendu conseiller financier montréalais, soupçonné d'une fraude pyramidale de plus de 30 millions de dollars, est libéré sous plusieurs conditions. Il fait face à huit accusations de fraude et de vol.
Il a été libéré sous plusieurs conditions, notamment:
M. Jones doit comparaître à nouveau le 28 septembre prochain. Selon son avocat, il n'a pas encore décidé s'il plaiderait coupable ou non coupable aux accusations qui pèsent contre lui. Me Jeffrey Boro a également affirmé que son client était inquiet pour sa sécurité et qu'il a reçu des menaces de mort.
On peut s'attendre à ce que l'enquête policière révèle de nouveaux faits et de nouvelles preuves, qui pourraient mener à d'autres accusations au cours des prochains mois.
M. Jones s'est rendu à la Sûreté du Québec (SQ) lundi, après trois semaines de cavale. Les policiers sont venus le chercher au bureau de son avocat en début d'après-midi, à Westmount.
Il a ensuite été conduit au quartier général de la SQ à Montréal pour être questionné. Peu avant 20 h, il a quitté le quartier général de la SQ sous haute surveillance policière. Il a été escorté jusqu'à un poste de la SQ à Longueuil, où il a passé la nuit, en attendant sa comparution.
30 à 50 millions de dollars disparus
Jeffrey Boro, l'avocat d'Earl Jones, s'adresse aux médias à la sortie du tribunal.
Après avoir reçu des plaintes d'investisseurs, le 8 juillet, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a découvert qu'entre 30 et 50 millions de dollars avaient disparu des comptes de M. Jones.
Il semble que M. Jones proposait ses services de gestion à des personnes qui venaient de toucher un héritage. Il les aurait bernés en utilisant la pyramide de Ponzi, un système par lequel l'argent des derniers déposants est versé à leurs prédécesseurs, qui reçoivent ainsi un « rendement ».
Nombreux sont ceux qui ont perdu des dizaines, voire des centaines de milliers de dollars en faisant confiance à Earl Jones, qui n'était pourtant pas enregistré auprès de l'AMF.
Certains se retrouvent avec d'importants arriérés d'impôts sur le revenu, puisqu'ils lui avaient confié la responsabilité de leurs relations avec le fisc.
Jeudi dernier, la Cour supérieure avait donné jusqu'au 29 juillet à l'homme d'affaires pour se manifester. Si Earl Jones ne s'était pas présenté devant le tribunal à cette date, la Cour devait vraisemblablement ordonner, « par défaut », la mise en faillite de son entreprise, la Corporation Earl Jones. Cette mise en faillite ne devait toucher que les biens relatifs à son entreprise, et non ses biens personnels.