![]() Économie Earl Jones Deux semaines avant la mise en failliteMise à jour le jeudi 16 juillet 2009 à 13 h 18 La Cour supérieure donne jusqu'au 29 juillet prochain à l'homme d'affaires Earl Jones, soupçonné d'une fraude pyramidale de 30 à 50 millions de dollars, pour se manifester. Si Earl Jones ne se présente pas devant le tribunal à cette date, la Cour ordonnera vraisemblablement, « par défaut », la mise en faillite de son entreprise, la Corporation Earl Jones. Cette mise en faillite toucherait seulement les biens relatifs à son entreprise, et non, pour le moment, ses biens personnels. Introuvable, Earl Jones ne fait toujours pas l'objet d'accusations. Comme il semble avoir mis fin aux activités de son entreprise et qu'il n'aurait pas assez d'actifs pour couvrir ses obligations, la mise en faillite semble inévitable.
La Cour supérieure a aussi prolongé jusqu'au 29 juillet le mandat du séquestre intérimaire dans cette affaire, Gilles Robillard, du cabinet comptable RSM Richter. Une fois la faillite prononcée, M. Robillard deviendra le syndic de la Corporation Earl Jones. M. Robillard n'a pas encore terminé son évaluation des biens d'Earl Jones, et doit s'assurer pour le moment que ses comptes demeurent gelés. Deux employés de RSM Richter ont commencé mardi à fouiller les bureaux de son entreprise, à Dorval, pour examiner les factures, états de compte, chèques et autres documents qui y sont entreposés. Les investisseurs ne sauront pas combien d'argent ils pourraient récupérer avec une faillite de la Corporation Earl Jones avant une assemblée des créanciers, qui aura lieu dans la semaine du 17 août. Un rapport sur ses actifs et passifs sera alors présenté. Une publicité paraîtra dans des quotidiens montréalais, au cours des prochains jours, pour informer les clients d'Earl Jones de la situation et leur demander de contacter RSM Richter. Selon les témoignages recueillis auprès d'investisseurs qui pensent avoir été floués par Earl Jones, l'homme était pour eux un ami de la famille ou une personne de confiance. Selon l'Autorité des marchés financiers, c'est ce qui explique que les premières plaintes le concernant ne soient arrivées que la semaine dernière, lorsque des clients ont constaté qu'ils avaient des chèques sans provision. Jeunesse au soleil sollicité L'organisme Jeunesse au soleil a indiqué mercredi qu'au moins six clients d'Earl Jones auront possiblement besoin de son aide. Deux personnes sont mandatées pour analyser leurs dossiers. Selon l'avocat des victimes, Neil Stein, des chèques émis en leur nom par Earl Jones sont sans provision. Certaines de ces personnes avaient confié leurs comptes à payer à l'homme d'affaires montréalais.
Témoignage du frère d'Earl Jones Même le frère d'Earl Jones, Bevan, aurait perdu tous ses investissements, dont l'argent de la vente de son imprimerie. En entrevue à Radio-Canada, Bevan Jones a demandé à son frère Earl de revenir, ajoutant qu'il l'aimait toujours. Il a déclaré qu'il n'avait jamais eu de soupçons au sujet de cette affaire. Bevan Jones a raconté qu'il venait d'aller en croisière avec son frère, avec qui il voyage depuis 25 ans. Le frère du présumé fraudeur croit qu'Earl Jones ne pouvait peut-être plus garder son train de vie, lui qui possédait quatre condominiums et qui était membre de deux prestigieux clubs de golf de la région montréalaise. Bevan Jones soutient qu'il ne faut pas croire tout ce qu'on raconte au sujet de son frère. Il affirme que certaines personnes ont exagéré les montants qu'elles disent avoir confiés à Earl Jones. « Si on peut aider des gens qui ont vraiment besoin d'argent, je serai heureux de contribuer », a-t-il dit en entrevue. Selon le réseau Global, cité par plusieurs médias, Earl Jones aurait été reconnu par un agent de bord dans un vol de British Airways vers Londres, jeudi dernier. Les détails de cette allégation n'ont pas été confirmés. Earl Jones est soupçonné d'avoir monté une pyramide de Ponzi, un stratagème qui permet d'offrir des rendements élevés en utilisant l'argent des derniers déposants. Radio-Canada.ca avec Presse canadienne Chiffre du jourLes propriétaires de cinémas du pays ont vu leurs revenus augmenter légèrement à 1,6 milliard de dollars en 2010. Dossiers en profondeur
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