![]() Économie Chrysler-Fiat Le mariage confirméMise à jour le mercredi 10 juin 2009 à 13 h 49
Au lendemain du feu vert donné par la Cour suprême des États-Unis pour l'achat des actifs de Chrysler par Fiat, les deux constructeurs automobiles ont annoncé la finalisation de l'accord permettant cette transaction. Selon le communiqué diffusé par les deux entreprises, le « nouveau Chrysler », qui sort ainsi du processus de règlement judiciaire, est « immédiatement » opérationnel. Cette société, dénommée Chrysler Group LLC, sera détenue à 20 % par Fiat. Le constructeur italien n'apporte pas d'argent, mais sa technologie et de nouveaux modèles. La participation de Fiat montera par étapes jusqu'à hauteur de 35 % sous réserve que certains objectifs définis à l'avance soient remplis. Tant que les six milliards de dollars avancés par l'État américain pour permettre à Chrysler de survivre ne sont pas remboursés, Fiat ne pourra pas prendre une majorité du capital. Le solde du capital sera détenu, une fois Fiat monté à 35 %, à 55 % par un fonds à gestion syndicale, à 8 % par le gouvernement américain et à 2 % par le gouvernement canadien. Le communiqué ne précise pas la part actuelle des divers protagonistes. Le nouveau Chrysler a repris « l'essentiel » des actifs du constructeur, mais une partie des dettes de l'entreprise restera dans « l'ancien Chrysler » qui, lui, devra être liquidé sous supervision du tribunal des faillites de New York. Le patron de Fiat, Sergio Marchionne, assumera simultanément la direction générale du constructeur américain. La présidence du conseil d'administration de Chrysler Group sera assurée par Robert Kidder, l'ancien patron des piles Duracell. Par ailleurs, M. Marchionne a assuré que les usines de Chrysler, qui avaient été mises à l'arrêt après la faillite du groupe, « vont bientôt redémarrer ». Les équipes des deux bords travaillent déjà « au développement de nouveaux véhicules de haute qualité, respectueux de l'environnement et économes en carburant, qui vont devenir à l'avenir la marque de Chrysler », a-t-il déclaré. Feu vert de la Cour suprême
Mardi, la Cour suprême des États-Unis a ouvert la voie à la cession du constructeur automobile américain à l'italien Fiat. Dans un document de deux pages, la Cour suprême a précisé que les requérants n'avaient pas réussi à justifier le gel du processus de cession qui doit être conclu d'ici le 15 juin. Lundi, la juge avait suspendu jusqu'à nouvel ordre la cession approuvée vendredi par la Cour d'appel fédérale de New York. Trois caisses de retraite de l'État de l'Indiana, celles des policiers, des enseignants et des travailleurs de la construction, avaient contesté l'accord avec Fiat et ses partenaires, s'estimant désavantagées. Ces groupes protestaient aussi contre la constitutionnalité de l'aide apportée par le fonds public de sauvetage du système financier américain à Chrysler dans la procédure de faillite. À ces groupes s'étaient associés des individus, ainsi que des groupes de consommateurs. Le plan de reprise du constructeur américain avait déjà été accepté par un juge des faillites et par une cour d'appel la semaine dernière. Cette étape semblait ouvrir la voie à une sortie rapide de la procédure de redressement judiciaire, six semaines après le dépôt de bilan de Chrysler le 30 avril dernier. Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Associated Press et Reuters
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