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AFP/BILL PUGLIANO
Le syndicat des Travailleurs unis de l'automobile obtient une entente de principe avec le gouvernement américain et General Motors qui prévoit une réduction des coûts de la main-d'oeuvre et du financement de l'assurance-maladie des retraités de GM.
Le syndicat des Travailleurs unis de l'automobile (UAW) est parvenu à un accord de principe avec la direction de General Motors (GM) et le Trésor américain afin de réduire les coûts de main-d'oeuvre et le financement de l'assurance-maladie des retraités de GM.
Les détails de l'entente, qui doit être soumise aux membres de l'UAW, n'ont pas été rendus publics.
Le syndicat a laissé entendre toutefois qu'il a fait des concessions sur les conditions de rémunération de ses adhérents et sur le fonds VEBA, géré par le syndicat et chargé du financement de la couverture santé des retraités du constructeur.
Pour éviter la faillite, GM doit réussir à restructurer sa dette d'ici le 1er juin. S'il échoue, Washington, qui a déjà renfloué le groupe à hauteur de 15,4 milliards de dollars, cessera son aide financière et le constructeur sera contraint de se placer sous la protection de la loi sur les faillites.
Au Canada, les négociations se poursuivent entre le syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA) et GM. Les gouvernements fédéral et ontarien ont dû prolonger leur ultimatum du 15 mai à minuit, après que le syndicat et le constructeur eurent fait état de progrès dans leurs pourparlers, sans toutefois parvenir à un accord.
Un plan de faillite en vue?
À en croire le Washington Post, qui cite des sources proches des négociations, l'administration Obama se préparerait à placer GM en faillite, dès la semaine prochaine.
Le journal précise que le constructeur recevrait en contrepartie un peu moins de 30 milliards de dollars en prêts fédéraux. Ce montant ferait encore l'objet de tractations entre GM et le gouvernement américain.
Le gouvernement a déjà fait part de son intention de prendre au moins 50 % des parts de GM après sa restructuration, en se réservant le droit de désigner les dirigeants de la nouvelle compagnie.
D'après le Washington Post, la Maison-Blanche s'apprêterait aussi à prendre, dès la semaine prochaine, des mesures concernant Chrysler, qui est déjà sous la protection de la loi américaine sur les faillites pour restructurer son importante dette.