17 mai 2009
![]() Économie Bio 2009 Rattraper le temps perduMise à jour le lundi 18 mai 2009 à 22 h 43
Le plus important congrès mondial sur les biotechnologies, Bio 2009, s'est ouvert lundi à Atlanta, aux États-Unis. Les représentants de quelque 70 entreprises et organismes québécois, avec à leur tête le premier ministre Jean Charest, tentent d'intéresser des partenaires étrangers à investir au Québec. Beaucoup d'argent serait disponible pour la biotechnologie, mais les investisseurs sont prudents. En période de ralentissement économique, ils préfèrent investir dans des firmes existantes. « Je serais mal pris de vous dire quand a été le dernier investissement dans une nouvelle compagnie de biotechnologie au Québec depuis 2 ans. Je ne serais pas capable de vous donner le nom de la compagnie », souligne Martin Godbout, président-directeur général de Génome Canada et de Bio Contact Québec. Selon Génome Canada, l'industrie québécoise a souffert de la concurrence féroce de l'Ontario, au moment où des sociétés publiques comme la Caisse de dépôt et placement, Investissement Québec et le Fonds de solidarité de la FTQ y voyaient moins d'intérêt. De son côté, le président-directeur général d'Investissement Québec, Jacques Daoust, plaide pour que le gouvernement corrige rapidement le tir. Il craint que des entreprises, parmi lesquelles de grandes compagnies pharmaceutiques, quittent le Québec: « Ils ont le choix entre mettre leur siège social au Québec, en Ontario ou en Colombie-Britanique. Ce qu'il faut qu'on fasse, c'est que le choix, ce soit chez nous ». Le premier ministre Charest admet que la tiédeur des investisseurs québécois n'a pas aidé. Talonné par l'industrie, il compte sur un nouveau fonds de 700 millions de dollars annoncé dans le dernier budget, la nouvelle cuvée du régime épargne-actions (REA) et des crédits d'impôt remboursables plus rapidement: « Il faut s'ajuster constamment, d'année en année, il faut revoir nos stratégies pour les mettre à jour ». Vingt compagnies pharmaceutiques ont leur siège social au Québec. Près de 10 000 personnes travaillent dans cette industrie, où les emplois sont très payants. Chiffre du jourLes dossiers d'insolvabilité ont augmenté de 33,6 % dans les 12 mois terminés en septembre par rapport à 2008 Dossiers en profondeur
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