L'auteur de La Caisse dans tous ses états refuse de se rétracter, comme l'exige la Caisse, qui a envoyé une mise en demeure à la maison d'édition Carte Blanche pour empêcher la distribution du livre.
Mario Pelletier, l'auteur de La Caisse dans tous ses états, n'a pas l'intention de se rétracter publiquement à propos de certaines affirmations contenues dans son livre.
Il oppose ainsi une fin de non-recevoir à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), qui a envoyé une mise en demeure à la maison d'édition Carte Blanche pour empêcher la distribution du livre.
L'auteur soutient dans son livre que l'ancien PDG de la Caisse, Henri-Paul Rousseau, a dévalué de façon artificielle des actifs, à la fin 2002, pour les ramener à leur vraie valeur l'année suivante, histoire d'embellir son bilan.
« On a pris des hypothèses excessivement basses pour évaluer les actifs à la fin 2002. Par exemple, l'investissement dans Vidéotron, l'administration de M. Rousseau l'a dévalué de 85 %, [...] 25 % de plus », a expliqué Mario Pelletier en entrevue au Réseau de l'information, samedi.
Selon l'auteur, la Caisse a profité du long congé de cette fin de semaine pour agir de la sorte et geler ainsi la distribution du livre de façon « outrancière et abusive ».
« La Caisse a réagi de manière excessive dans ce dossier, comme si elle voulait cacher, mettre des choses sous le couvercle avant les audiences », a ajouté M. Pelletier, qui faisait allusion à la comparution, mardi, d'Henri-Paul Rousseau en commission parlementaire.
Pour l'auteur, il s'agit d'une « intimidation juridique » et d'une « forme de chantage ». Selon lui, il n'y a pas de compromis possible avec la Caisse, dès lors, a-t-il expliqué, que son livre ne contient pas d'informations sujettes à des poursuites.