Les syndiqués de Chrysler Canada ont accepté dans une proportion de 87 % l'entente de principe négociée entre le constructeur et le syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA).
Pendant que les syndiqués canadiens approuvent à 87 % l'entente sur la réduction des coûts de main-d'oeuvre, le syndicat américain des travailleurs de Chrysler annonce lui aussi avoir conclu un accord avec l'employeur.
Le président des TCA, Ken Lewenza, avait fait l'annonce de l'entente lors d'une conférence de presse, vendredi soir. Celle-ci concerne les réductions des coûts de la main-d'oeuvre. Depuis le début des négociations, Chrysler exigeait des réductions de 19 $ l'heure de ses coûts de main-d'oeuvre afin de demeurer concurrentielle.
Les quelque 10 000 employés des usines de Windsor, Brampton et Etobicoke se prononçaient sur cette entente depuis samedi.
Selon Ken Lewenza, l'entente permettra à Chrysler d'économiser 240 millions par année. Le dirigeant des TCA dit avoir accepté pour les syndiqués des réductions des avantages sociaux et une hausse de la productivité. Il ajoute cependant avoir réussi à conserver l'intégrité du régime de pension des travailleurs retraités.
L'entente intervenue ouvre la voie à une éventuelle alliance avec le constructeur automobile italien Fiat. Elle permettra aussi de présenter un plan de restructuration bonifié aux gouvernements en vue de l'octroi d'une aide publique.
Entente aux États-Unis
Peu après la ratification de l'entente entre Chrysler et ses travailleurs canadiens, le syndicat américain de l'automobile, United Auto Workers (UAW), a à son tour annoncé avoir conclu un accord de principe avec Chrysler, Fiat et le gouvernement américain.
Selon le syndicat, l'accord sur les réductions de coûts de main-d'oeuvre comporte des modifications à la convention collective de 2007 et à la structure des avantages sociaux. L'UAW soutient que l'entente respecte les exigences posées par le Trésor américain pour accorder de nouveaux prêts au constructeur.
Les employés se prononceront sur l'entente d'ici mercredi.
Chrysler a en effet jusqu'à la fin du mois d'avril pour s'entendre avec les syndicats au Canada et aux États-Unis, afin de maintenir possible une éventuelle alliance avec le constructeur automobile italien Fiat et de soumettre aux gouvernements canadien et américain un plan de restructuration jugé satisfaisant.
S'il ne parvient pas à présenter un plan de restructuration jugé acceptable par les différents gouvernements, Chrysler pourrait devoir se placer sous la protection de la loi sur les faillites, voire liquider ses actifs.