Entente conclue

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne et Agence France-Presse
Le président du syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA), Ken Lewenza Le président du syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA), Ken Lewenza   © PC/Nathan Denette

Après plusieurs jours de négociations intenses, Chrysler Canada et le syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA) sont parvenus à une entente de principe sur les réductions des coûts de la main-d'oeuvre.

Le syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile annonce être parvenu à une entente de principe avec Chrysler Canada sur les réductions des coûts de la main-d'oeuvre.

C'est le président des TCA, Ken Lewenza, qui en a fait l'annonce lors d'une conférence de presse, vendredi soir.

Selon M. Lewenza, l'entente permettra à Chrysler d'économiser 240 millions par année.

Le dirigeant des TCA dit avoir accepté pour les syndiqués des réductions des avantages sociaux et une hausse de la productivité. Il ajoute cependant avoir réussi à conserver l'intégrité du régime de pension des travailleurs retraités.

L'entente intervenue ouvre la voie à une éventuelle alliance avec le constructeur automobile italien Fiat. Elle permettra aussi de présenter un plan de restructuration bonifié aux gouvernements en vue de l'octroi d'une aide publique.

Chrysler a en effet jusqu'à la fin du mois d'avril pour s'entendre avec les syndicats au Canada et aux États-Unis, afin de maintenir possible une éventuelle alliance avec le constructeur automobile italien Fiat et de soumettre aux gouvernements canadien et américain un plan de restructuration jugé satisfaisant.

Depuis le début des négociations, Chrysler exigeait des réductions de 19 $ l'heure de ses coûts de main-d'oeuvre afin de demeurer concurrentielle. Le gouvernement du Canada et Fiat, éventuel partenaire de Chrysler, exigeaient également cette réduction.

S'il ne parvient pas à présenter un plan de restructuration jugé acceptable par les différents gouvernements, Chrysler pourrait devoir se placer sous la protection de la loi sur les faillites, voire même liquider ses actifs.

L'entente sera soumise à un vote de ratification, samedi, aux 8000 employés des usines de Windsor, Brampton et Etobicoke.