![]() Économie Industrie forestière Ottawa et Québec au même comitéMise à jour le lundi 20 avril 2009 à 22 h 38
Les ministres des Ressources naturelles des gouvernements fédéral et de Québec forment un comité mixte pour venir en aide à l'industrie forestière québécoise. Ce comité coordonnera les efforts des deux gouvernements pour tenter de trouver des solutions en vue de sauver cette industrie, malmenée par la crise économique. Même si aucune aide concrète n'est prévue pour le moment, le ministre des Ressources naturelles du Québec, Claude Béchard, a déclaré que les gouvernements étaient en « mode solution ». Le comité tiendra sa première réunion jeudi. Il remettra un rapport d'ici le 15 mai sur certains des enjeux importants du secteur. Le comité se penchera notamment sur la gestion des forêts, la sylviculture, le soutien aux travailleurs et à leur communauté, l'accès au crédit, l'innovation technologique et la production de valeur ajoutée. Le ministre Béchard maintient la ligne de crédit d'urgence de 100 millions de dollars que Québec a accordée à la forestière Abitibi-Bowater vendredi dernier. Du côté fédéral, le ministre d'État, responsable de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec et aussi du nouveau comité, Denis Lebel, a laissé entendre qu'il pourrait y avoir davantage d'argent consacré au secteur forestier. « Des 213 millions qui transitaient par le ministère de Développement économique Canada pour faire face à la crise actuelle, on annonce aujourd'hui qu'une partie importante de cet argent-là servira à contrer les effets de la crise forestière », a dit M. Lebel. Quand un journaliste lui a demandé s'il s'agissait d'argent neuf, il a répondu: « On confirme qu'il y a de l'argent de dédié à la forêt aujourd'hui dans cette enveloppe-là, ce qui n'était pas le cas ». M. Béchard est satisfait de l'implication fédérale, à qui il reprochait pourtant vendredi dernier de n'en avoir que pour l'industrie de l'automobile. « Dans les derniers jours, tout le monde a travaillé très fort pour en arriver aujourd'hui à la mise en place de cette unité spéciale », a-t-il dit, spécifiant que les deux ordres de gouvernement n'avaient pas l'intention de demander à quiconque de contrevenir à l'entente sur le bois d'oeuvre. L'opposition n'est pas convaincue Si le gouvernement du Québec semble satisfait de la formation d'un comité mixte pour trouver des solutions à la crise qui secoue l'industrie forestière, à Ottawa, le Bloc québécois est très déçu et le Parti libéral parle d'un geste dérisoire. Aux Communes, lundi, le chef du PLC, Michaël Ignatieff, a déclaré: « 7500 emplois d'AbitibiBowater sont en péril, et la réponse de ce gouvernement est un comité. C'est dérisoire ». Le Bloc québécois, lui, réclame toujours des garanties de prêt pour l'industrie forestière. « Une des solutions réside dans les garanties de prêt du gouvernement. Le gouvernement du Québec, les syndicats, le Conseil québécois de l'industrie forestière, les propres avocats du gouvernement fédéral, tous s'entendent pour dire que c'est légal, des garanties de prêt. Si ce n'est pas légal, comme ils nous le disent, qu'ils nous expliquent donc pourquoi les avocats d'Ottawa plaident le contraire. Ils sont en train de payer des avocats qui disent le contraire des ministres, ou ce sont les ministres qui ne comprennent pas leurs propres avocats », a déclaré le chef du Bloc, Gilles Duceppe. Ce à quoi le ministre du Revenu national, Jean-Pierre Blackburn, a répliqué:« Oui, on peut donner des garanties de prêt, mais ça ne peut pas être un avantage. Ça ne doit pas donner un avantage aux industries canadiennes, puisque ça compromettrait l'accord. C'est ça qu'on doit essayer de trouver, des avenues pour aider sans compromettre l'accord que l'industrie nous demande de protéger comme la prunelle de ses yeux. » Radio-Canada.ca avec Presse canadienne Chiffre du jourLes dossiers d'insolvabilité ont augmenté de 33,6 % dans les 12 mois terminés en septembre par rapport à 2008 Dossiers en profondeur
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