Jacques Parizeau
L'ancien premier ministre péquiste réclame la tenue d'une commission d'enquête à propos du fiasco financier de la Caisse de dépôt et placement du Québec.
L'ancien ministre péquiste, Jacques Parizeau, juge navrant tout ce qui se passe autour de la gouvernance de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Il joint ainsi sa voix aux nombreuses critiques qui se sont fait entendre sur la nomination de Michael Sabia à la tête de l'organisme gouvernemental.
À défaut de réponses claires en commission parlementaire sur le fiasco financier, il réclame la tenue d'une commission d'enquête. Jacques Parizeau tient le premier ministre Jean Charest responsable des déboires de la Caisse et il espère qu'il en paiera le prix politique. De plus, il juge très durement la façon dont il gère celle-ci.
Après un discours donné jeudi à Québec devant l'Assocation des économistes du Québec, il a aussi dénoncé le fait que le nouveau PDG de la Caisse, Michael Sabia, ait affirmé qu'il n'empêcherait pas la vente de Bombardier à l'étranger.
De plus, Jacques Parizeau a répondu au premier ministre Charest qui a traité ses propos de xénophobe en affirmant que la nomination de Michael Sabia signifiait que le Conseil privé à Ottawa mettait la main sur la Caisse.
Enfin, l'ancien premier ministre considère que le plan de relance du gouvernement du Québec ne comprend pas suffisamment de mesures qui peuvent être rapidement appliquées.