![]() Économie Crise financière Plan de nettoyage du secteur bancaireMise à jour le lundi 23 mars 2009 à 11 h 13
Le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, a dévoilé lundi matin les premiers détails de son plan de rachat de centaines de milliards de dollars de créances toxiques détenues par des banques américaines. Le plan que propose le Trésor américain repose sur un programme d'investissement public-privé (PPIP) pour racheter ces créances douteuses qui minent la capacité des banques de prêter des capitaux aux entreprises et aux particuliers. Le Trésor entend utiliser entre 75 et 100 milliards de dollars de fonds publics prélevés sur l'enveloppe de 700 milliards votée par le Congrès en octobre pour mettre le programme en branle. Par effet de levier, le plan Geithner prévoit le rachat d'au moins 500 milliards de dollars de mauvaises créances si tout se déroule comme prévu. En fonction du succès du plan et de la participation du secteur privé, les rachats d'actifs toxiques pourraient atteindre, à terme, plus de 1000 milliards, estime le Trésor américain. Libérer les banques pour libérer le crédit Selon M. Geithner, cette somme représente une partie importante des actifs immobiliers acquis par les banques avant la récession et qui étouffent aujourd'hui le système financier américain. Dans une tribune publiée lundi dans le Wall Street Journal, le secrétaire au Trésor a indiqué que le plan « fait partie de la stratégie globale pour résoudre la crise le plus rapidement et le plus efficacement possible et au moindre coût pour les contribuables. » Un programme public-privé Pour la première fois depuis le début de la crise économique, Thimothy Geithner entend impliquer le secteur privé, jusqu'ici plutôt sceptique, dans cette opération sans précédent de remise à flot du système financier américain. Le plan du secrétaire au Trésor est construit autour de trois axes majeurs. Tout d'abord, les milliards de dollars engagés proviendront non seulement du Trésor américain, mais également de la Corporation fédérale d'assurance dépôt (FDIC) ainsi que de la Réserve fédérale pour « mobiliser le capital des investisseurs privés ». Deuxièmement, le plan doit assurer un partage de risques équitable entre les secteurs publics et privés qui engageront conjointement leurs ressources dans le plan. Le secteur public devra aussi toucher sa juste part des bénéfices potentiels que pourraient engendrer ces investissements. Enfin, la valeur des prêts et des créances que rachètera le Trésor américain sera déterminée par des enchères entre investisseurs privés, afin d'éviter que l'État ne paie un prix trop élevé pour racheter ces mauvais placements. Le partenariat public-privé que tente d'instaurer le Trésor américain prévoit deux mécanismes distincts dont un pour les prêts douteux accordés par les banques et l'autre pour les titres adossés à des actifs qui sont invendables depuis l'effondrement du marché immobilier américain. Notre pays mérite mieux qu'une alternative entre accepter les dommages catastrophiques entraînés par une faillite comme celle de Lehman Brothers ou être forcé de déverser des milliards de dollars des contribuables dans une institution comme AIG. — Timothy Geithner, Secrétaire américain au Trésor Les marchés boursiers ont réagi positivement à l'annonce du plan Geithner. Des renforts pour GeithnerBarack Obama a décidé de renforcer l'équipe de Timothy Geithner, qui est confronté à l'une des pires crises économiques. Radio-Canada.ca avec Agence France Presse
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Joyce Napier donne les détails du plan de relance public-privé proposé par l'administration Obama.
Hugues Poulin explique en quoi consiste le plan Geithner de rachat d'actifs toxiques.
Le plan de relance américain vise à délester les banques de leurs mauvaises créances, comme l'explique Marie-Paul Rouleau.
François Brousseau explique en quoi consiste le plan d'achat des actifs toxiques des banques américaines. Il s'agit d'investissements de 100 milliards de dollars. Frédéric Nicoloff rapporte les réactions des économistes.
Chiffre du jourLes dossiers d'insolvabilité ont augmenté de 33,6 % dans les 12 mois terminés en septembre par rapport à 2008 Dossiers en profondeur
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