Le président Barack Obama et le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, en arrière-plan
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AFP/YURI GRIPAS
Le président des États-Unis, Barack Obama, est scandalisé par les primes que le géant de l'assurance American International Group (AIG) entend donner à des responsables.
Le président Obama veut employer tous les moyens légaux pour empêcher le géant de l'assurance AIG de verser 165 millions de dollars américains en primes à des responsables.
Pour Barack Obama, les 165 millions de dollars américains versés en primes constituent un « outrage » aux contribuables. Il estime qu'AIG est responsable de sa propre détresse financière à cause de comportements inconsidérés et de l'appât du gain. Depuis 2008, l'entreprise a fait l'objet de quatre plans de sauvetage qui ont mobilisé plus de 170 milliards de dollars de fonds publics.
Le président Obama a déclaré qu'il entendait empêcher le versement de ces primes. Il a d'ailleurs demandé au secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, d'utiliser comme moyen de pression l'aide publique accordée à AIG « et d'explorer tous les moyens légaux pour bloquer ces primes ».
AIG, qui est maintenant contrôlé à 80 % par l'État, a justifié la mesure en affirmant qu'elle favoriserait la rétention du personnel le plus qualifié. L'assureur a indiqué qu'il allait se plier aux injonctions de Washington. Celles-ci pourraient toutefois être difficiles à obtenir, car les primes accordées aux dirigeants font l'objet de contrats.
Le conseiller économique de Barack Obama, Lawrence Summers, a d'ailleurs reconnu, dimanche, qu'il serait difficile d'empêcher AIG de verser ces primes.
Lundi, le procureur général de l'État de New York, Mario Cuomo, a réclamé la liste des employés qui recevront les primes. Il a indiqué qu'il tenterait d'évaluer leur responsabilité dans la quasi-faillite de l'assureur. Il vérifiera également si ces primes peuvent être considérées comme frauduleuses selon les lois de l'État.
AIG n'a pu remettre la liste dans les délais prescrits par le procureur, mais une porte-parole de la compagnie a indiqué que l'assureur se plierait à la requête.
American International Group a annoncé, au début du mois, des pertes totalisant 61,7 milliards de dollars américains au quatrième trimestre de 2008, les pires de son histoire.
L'administration Bush avait défendu la controversée décision de venir en aide à AIG en soutenant que sa faillite aurait pu avoir des répercussions néfastes sur l'ensemble de la finance mondiale.