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PC/Adrian Wyld
L'avenir de l'industrie automobile au pays est toujours aussi incertain, malgré l'entente entre GM et ses syndiqués sur un plan de restructuration.
Les syndiqués de GM au pays acceptent un plan de restructuration qui comprend un gel de salaire jusqu'en 2012, dans l'espoir d'aider une industrie en difficulté. Un plan jugé « inacceptable » par Chrysler.
Quelque 10 000 travailleurs de chez GM ont accepté par une majorité de 87 % des voix un gel de leur salaire jusqu'en 2012 et la suspension de l'indexation au coût de la vie tant de leur salaire que de leur pension.
Selon le président des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA), une industrie concentrée essentiellement en Ontario, les membres comprennent qu'ils doivent faire partie de la solution à la crise.
Ken Lewenza ajoute que ses membres ne sont pas dupes et savent que les coûts de main-d'oeuvre ne sont pas à l'origine de la crise du secteur de l'automobile et que ce n'est pas à coup de concessions de ce genre qu'on s'en sortira.
« Ces coûts représentent 7 % du coût de production d'un véhicule. Ceux qui exigent davantage savent que ça n'a pas de fondement économique et cherchent seulement à nuire aux syndicats. »
Ces propos constituent en quelque sorte une réplique à ceux tenus par le président de Chrysler, Tom LaSorda, avec qui les TCA devront bientôt négocier.
De passage devant le comité des Finances de la Chambre des communes, il a durement critiqué l'entente intervenue entre GM et ses syndiqués qui, estime-t-il, réduit à peine de moitié la différence des coûts de main-d'oeuvre entre les filiales des constructeurs américains et asiatiques au Canada.
M. LaSorda a été jusqu'à faire planer le spectre d'une fermeture de toutes ses usines au Canada, à moins de concessions majeures de la part de ses syndiqués, mais aussi d'une aide massive de l'État et du règlement d'un important différend fiscal.
Cette menace n'est pas sans incidence puisque, comme le soulignait le ministre de l'Industrie Tony Clement, le sort de l'industrie de l'automobile au Canada dépend de la survie des filiales canadiennes de General Motors et Chrysler. Il soutient que Ford, Toyota et Honda ont besoin de GM et Chrysler, car leur disparition mènerait à l'effondrement de la chaîne d'approvisionnement de tout le secteur.
Les gouvernements fédéral et de l'Ontario ont consenti à verser des milliards de dollars à GM Canada et à Chrysler Canada pour compenser la chute dramatique de leurs ventes.
L'entente conclue chez GM touche les 10 000 membres des TCA qui travaillent dans les installations de montage de GM à Oshawa et les usines de composantes de St. Catharines, Windsor et Woodstock, en Ontario.