![]() Économie Industrie automobile Saab demande la protection des tribunauxMise à jour le vendredi 20 février 2009 à 7 h 02
Le constructeur automobile suédois Saab a placé vendredi une demande de mise en redressement judiciaire, soit l'équivalent de la loi sur la protection des faillites chez nous. Cette requête déposée par Saab devant un tribunal suédois vise à mettre l'entreprise à l'abri de ses créanciers pendant un temps afin de lui permettre de se restructurer et de trouver de nouvelles sources de financement. Le tribunal doit examiner le plan présenté par l'entreprise et déterminer s'il lui accorde ou non cette protection. Selon un porte-parole de Saab cité par l'Agence France Presse, le constructeur de voitures de luxe a pris cette décision pour échapper à la faillite après que le géant américain General Motors a annoncé mardi qu'il comptait se départir de sa filiale suédoise d'ici le mois de janvier 2010 dans le cadre de son propre plan de restructuration. Selon GM, la situation financière de Saab est telle que l'entreprise pourrait se déclarer en faillite « dès ce mois-ci » à moins de toucher une aide financière du gouvernement suédois. Ce à quoi s'oppose Stockholm. Chez Saab, on n'entend toutefois pas baisser les bras. Dans un communiqué, le directeur général Jan-Ake Jonsson écrivait vendredi : « Nous avons exploré et continuerons d'explorer toutes les options disponibles pour le financement et/ou la vente de Saab et avons décidé qu'une réorganisation formelle serait le meilleur moyen de créer une entité réellement indépendante prête à investir ». Le constructeur sur la corde raide Mais la route de la prospérité s'annonce longue et douloureuse pour Saab. Selon le quotidien suédois Dagens Industri, General Motors serait prêt à injecter 400 millions de dollars dans Saab à la condition que l'État suédois lui garantisse un prêt de 590 millions de dollars. Une partie de l'argent serait consacrée au lancement de nouveaux modèles et une autre à la couverture des pertes subies par le constructeur en 2008. L'objectif de rentabilité de ces mesures étant la vente de 120 000 à 130 000 véhicules par an d'ici 2011 ou 2012, précise le quotidien suédois. Or, plusieurs analystes croient que les sommes demandées par GM ne seront pas suffisantes pour redresser l'entreprise. Saab emploie près de 4100 personnes, dont 3700 à sa seule usine de Trollhättan, dans le sud-ouest de la Suède. Les syndicats des travailleurs craignent que la fermeture éventuelle de Saab entraîne la disparition de plus de 15 000 emplois dans le pays en raison de l'onde de choc chez les équipementiers et les fournisseurs du géant automobile. Si aucun investisseur ne se montre intéressé, il n'y aura guère d'autre option pour Saab que de déclarer faillite et être liquidé. Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Reuters Chiffre du jourLes propriétaires de cinémas du pays ont vu leurs revenus augmenter légèrement à 1,6 milliard de dollars en 2010. Dossiers en profondeur
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