L'auto dans l'oeil de l'aigle

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse
Une chaîne de montage de VUS chez General Motors   © PC/Kim Clay

L'administration du nouveau président des États-Unis, Barack Obama, ne nommera pas un responsable unique pour superviser la restructuration de l'industrie automobile américaine, mais plutôt un comité d'experts.

L'administration Obama confiera à un comité d'experts, plutôt qu'à un seul administrateur, la surveillance des activités de restructuration de l'industrie automobile américaine.

Selon des informations obtenues par le Wall Street Journal, ce comité d'experts serait dirigé par le secrétaire au Trésor Thimothy Geithner et par le conseiller économique du président Obama, Lawrence Summers.

L'ancien banquier d'affaires et conseiller du président du Syndicat des métallos unis d'Amérique, Ron Bloom, aurait également été approché pour faire partie de ce comité, selon le Wall Street Journal.

L'administration Obama aurait ainsi abandonné l'idée de confier à une seule personne, que certains qualifiaient déjà de « tsar de l'automobile », la supervision de la restructuration des trois grands constructeurs automobiles américains, General Motors, Chrysler et Ford, qui sont en sérieuse difficulté financière.

L'idée de confier à un administrateur fédéral la surveillance des activités de restructuration des trois géants de l'automobile remonte à l'automne dernier, lorsque les trois constructeurs ont demandé plusieurs dizaines de milliards de dollars d'aide financière au gouvernement américain pour éviter la faillite.

Or, seulement GM et Chrysler seraient pour l'instant sous la loupe du futur comité d'experts, puisque le constructeur Ford tente pour l'instant de se restructurer sans faire appel aux fonds publics. Chrysler et GM ont pour leur part touché jusqu'ici 13,4 milliards de dollars du gouvernement américain pour éviter la faillite.

Les deux géants doivent par ailleurs présenter mardi au gouvernement américain un rapport d'étape sur leur restructuration en prévision du dépôt, le 31 mars, d'une stratégie détaillée de redressement de leurs activités.

Une chaîne de montage chez Ford Une chaîne de montage chez Ford   © PC/Carlos Osorio

Si leur plan est rejeté ou jugé non viable par le gouvernement américain, GM et Chyrsler devront rembourser les subsides reçus et bien sûr se passer des 7 milliards de dollars supplémentaires promis par Washington. Pendant ce temps, les deux constructeurs poursuivent les démarches auprès de leurs créanciers, des syndicats, des fournisseurs et des concessionnaires pour assurer leur survie dans un contexte économique des plus difficiles.

Au Canada

Pendant ce temps, au Canada, la semaine qui s'amorce sera déterminante pour les géants nord-américains de l'automobile.

Ils doivent présenter leur plan de restructuration au gouvernement du Canada, vendredi. Le fédéral exige lui aussi des concessions importantes en échange des 4 milliards de dollars d'aide qu'il a promis pour les usines canadiennes.