Les plus récentes statistiques sur l'insolvabilité au Canada, dévoilées lundi par le Bureau du surintendant des faillites du Canada, montrent une nette croissance du nombre de faillites chez les consommateurs canadiens l'an dernier.
Alors que les entreprises canadiennes tiennent toujours bon malgré le ralentissement économique généralisé, le nombre de consommateurs qui ont fait faillite l'an dernier s'est accru de 13,5 %.
Ainsi, ce sont pas moins de 90 610 Canadiens qui ont fait faillite en 2008, contre un peu moins de 80 000 un an plus tôt, en hausse, donc, de 13,5 %.
Lors d'une entrevue au quotidien torontois The Globe and Mail, l'un des principaux économistes chez BMO Nesbitt Burns, Sal Guatieri, a estimé qu'à son avis, « ce à quoi nous assistons actuellement, c'est la détresse initiale des consommateurs alors que les gens commencent à perdre leur emploi ».
Même son de cloche du côté des syndics de faillites qui, à l'instar de ce que confiait la semaine dernière à Radio-Canada.ca André Champagne, de la firme Raymond Chabot, ont vu le nombre d'appels qu'ils reçoivent de consommateurs inquiets augmenter de manière fulgurante depuis quelques semaines.
Lors des deux récessions de 1981 et de 1990, une croissance rapide du nombre de cas d'insolvabilité, suivie d'une baisse dès la reprise économique amorcée, a été très nettement observée par le Bureau du surintendant des faillites.
Entre décembre 2007 et décembre 2008, le pourcentage de consommateurs à avoir fait faillite a bondi de 50,6 % au pays.
Du côté des entreprises, toutefois, le souffle de la récession ne s'est pas encore fait sentir, comme en témoigne le fléchissement de 2 % du nombre de faillites de ce type l'an dernier.