Neige sur la Banque du Canada en décembre.
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PC/Adrian Wyld
Sans grande surprise, le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, a décidé de réduire d'un demi-point, mardi, le principal taux directeur de la banque centrale.
La Banque du Canada abaisse son taux directeur à un niveau jamais vu de 1 %, dans l'espoir de relancer une économie canadienne en berne.
C'est la première fois dans l'histoire de l'institution que le taux directeur atteint le creux de 1 %, et tout indique que la politique baissière mise en branle voilà un peu plus d'un an se poursuivra.
Le gouverneur Carney se garde en effet une certaine marge de manoeuvre pour des réductions supplémentaires au cours des prochains mois.
Avec un taux directeur à 1 %, on s'approche rapidement du moment où la Banque du Canada ne pourra plus se servir du loyer de l'argent pour relancer une économie en panne.
Les baisses énormes de 3,5 points de pourcentage décrétées au cours des 13 derniers mois n'ont pas eu l'effet escompté sur la croissance économique du pays.
Habituellement, on estime qu'une baisse d'un point de pourcentage du taux directeur se traduit, 18 mois plus tard, par une hausse d'un demi-point de la croissance du produit intérieur brut.
Mark Carney a dit s'attendre à ce que l'activité économique canadienne se contracte jusqu'au milieu de 2009, et entraîne un recul de 1,2 % cette année du PIB réel.
Dans la foulée de la décision de la banque du Canada, les grandes banques, menées par la Banque de Montréal, la Banque TD, la Banque Royale et la Banque CIBC, ont également abaissé leurs taux préférentiels de la moitié d'un point de pourcentage.