![]() Économie Énoncé économique L'opposition reste sur sa faimMise à jour le mercredi 18 mars 2009 à 11 h 12 À Québec, les trois partis d'opposition ont été rapides à condamner l'énoncé économique de la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget.
La chef du Parti québécois, Pauline Marois, n'a pas mâché ses mots, accusant le dépôt de l'énoncé de n'être qu'un « exercice de relations publiques ». Elle déplore également que les libéraux n'aient retenu aucune des idées proposées par le Parti québécois. « C'est estomaquant de voir ce qu'on voit aujourd'hui. Pas de mise à jour économique. En partant, c'est déjà un peu inquiétant. On craignait que le premier ministre nous ait convoqués pour un exercice de relations publiques, maintenant on sait que c'est pour ça qu'il l'a fait », a-t-elle déclaré. Selon Mme Marois, les travailleurs se sont « fait avoir » en pensant que les mesures du gouvernement allaient les aider à traverser la crise. Même le crédit d'impôt sur les rénovations constitue un coup d'épée dans l'eau puisque, selon elle, seuls les ménages déjà aisés pourront en bénéficier. Du côté de l'ADQ, son chef affirme que les grands oubliés du plan de relance sont les travailleurs de la classe moyenne.
« Il n'y a vraiment rien pour la classe moyenne, le travailleur, couple, ménage. Le monsieur et la madame gagnent chacun 40 000 $ par année, pour eux, il n'y a pas eu de session parlementaire spéciale. Il ne s'est rien passé cette semaine [sauf] pour les gens au salaire minimum pour lesquels il y a une mesure qui va entrer en application. Il y a des secteurs très spécialisés de l'économie, mais pour l'ensemble de la classe moyenne, disons qu'il ne s'est rien passé », a dit M. Dumont. Quant à Québec solidaire, le député Amir Khadir reproche au gouvernement de vouloir épater la galerie plutôt que d'investir, par exemple, dans la construction de logements sociaux. Il ne croit pas que le plan pourra vraiment aider les plus touchés par la crise.
« Bien sûr il y a quelques mesures qui sont sans doute louables, mais dans l'ensemble c'est trop peu, trop maigre. Et surtout des mesures qui vont d'une part accorder des avantages aux entreprises qui visent à soutenir la stimulation de la demande et qui ne se concrétiseront pas par des mesures qui vont bénéficier directement à ceux qui vont être touchés en premier par la situation de crise économique qui va nous frapper de plein fouet », a déclaré le député de Mercier, en réponse à l'énoncé économique.
audio-vidéo
Gérald Fillion analyse l'énoncé de la ministre Forget avec Pierre Tremblay de l'UQAM.
Pierre Duchesne rapporte l'analyse économique de la ministre Forget et la réaction de l'opposition.
Pierre Maisonneuve en discute avec Michel C. Auger, analyste politique, avec Pauline Marois, chef de l'opposition officielle, et avec Gérald Fillion, journaliste économique.
Les partis d'opposition sont déçus des mesures annoncées, rapporte Cécile Larouche.
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