L'usine d'assemblage d'automobiles d'Oshawa (archives)
©
PC/Paul Chiasson
Le gouvernement conservateur de Stephen Harper annoncera samedi avant-midi son plan d'aide à l'industrie automobile du pays en réponse à l'initiative des États-Unis pour soutenir sa propre industrie (lire notre nouvelle).
Alors que le gouvernement du Canada s'apprête à annoncer, samedi, son propre plan d'aide à l'industrie automobile, le Syndicat des Travailleurs canadiens de l'auto salue l'intervention des États-Unis, mais il refuse déjà toute concession.
Le Syndicat des travailleurs canadiens de l'auto (TCA) salue le plan des États-Unis, mais refuse déjà toute concession sur les indemnités à ses membres.
L'aide canadienne pourrait s'élever à 4,3 milliards de dollars. La semaine dernière, le gouvernement fédéral et le gouvernement ontarien se sont engagés à fournir le cinquième du montant du plan de sauvetage américain, soit la même proportion que le nombre de véhicules produits au Canada par General Motors, Ford et Chrysler.
Les deux gouvernements s'entendent sur un plan d'aide de 2,8 milliards de dollars américains, équivalant à 20 % du plan de sauvetage de 14 milliards de dollars américains qui a été rejeté par le Congrès américain.
Si cette même proportion était appliquée à la somme de 17,4 milliards que la Maison-Blanche est sur le point de verser aux constructeurs, cela équivaudrait à environ 3,5 milliards de dollars américains ou 4,3 milliards de dollars canadiens.
Les TCA satisfaits dans l'ensemble
En attendant l'annonce canadienne, les Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA) voient d'un bon oeil le plan d'aide de l'administration Bush. Le président des TCA Ken Lewenza soutient que l'aide permettra à General Motors et à Chrysler de survivre et de préserver les emplois.
M. Lewenza juge toutefois plutôt sévères les concessions qui sont rattachées au plan d'aide. Les travailleurs devront en effet accepter des réductions salariales. Ils devront notamment accepter un salaire semblable à celui des travailleurs non syndiqués des constructeurs automobiles asiatiques.
Selon le président des TCA, on met beaucoup trop l'accent sur la rémunération des travailleurs et pas assez sur le contexte structurel du marché nord-américain qui, soutient-il, a mené à la situation actuelle.
« Ce n'est pas à propos des salaires et des avantages sociaux des travailleurs », a déclaré M. Lewenza dans une entrevue au Globe and Mail de Toronto. « Nous pourrions travailler pour rien et nous ne vendrions pas un véhicule de plus. »