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Économie Vente de BCE

Les acheteurs raccrochent

Mise à jour le jeudi 11 décembre 2008 à 12 h 07

Téléphone de Bell

Photo: Luc Lavigne

Achat de BCE annulé

Le projet de transaction de 52 milliards de dollars en vertu duquel BCE devait passer aux mains d'un groupe formé par le Régime de retraite des enseignants de l'Ontario (Teachers) et de deux fonds d'investissement américains, Providence et Madison, ne se concrétisera finalement pas.

Tel qu'anticipé, le géant canadien des télécommunications n'a pas été en mesure de démontrer la solvabilité de la nouvelle structure issue de la transaction en date du 11 décembre, comme cela était requis dans l'entente conclue entre les deux parties le 30 juin 2007.

La firme KPMG, choisie d'un commun accord par les deux parties pour procéder au test de solvabilité, avait prévenu BCE à la fin novembre qu'elle n'était pas en mesure d'émettre une opinion favorable à ce sujet.

Dans un communiqué publié peu après minuit, Teachers et ses partenaires ont confirmé que la transaction n'aurait pas lieu. Le groupe allègue que, dans les circonstances, aucune des deux parties n'a à verser d'indemnités de rupture à l'autre.

BCE n'est toutefois pas du même avis et réclame une indemnité de rupture de 1,2 milliard de dollars. Dans un communiqué, la firme dit contester « le fait que l'acquéreur était en droit de résilier l'entente définitive, cet avis ayant été livré prématurément, avant la date limite pour la clôture de la transaction, et étant par conséquent invalide ».

Elle ajoute que « toutes les conditions de clôture ontété satisfaites par BCE, sauf l'opinion sur la solvabilité, une condition de clôture qui devait être satisfaite, par sa nature, à la date de prise d'effet. Dans ces circonstances, l'entente prévoit que l'indemnité de rupture sera payable à BCE par l'acquéreur ».

Bell a changé son image de marque en août 2008.

Bell a changé son image de marque en août 2008.

Les détenteurs d'actions de Bell suivront assurément cette histoire de près. En vertu de la transaction, ils devaient recevoir 42,75 $ par action. Le titre de BCE a clôturé la journée à 23,02 $, mercredi, à la Bourse de Toronto. Il se négocie, jeudi matin, à 22,49 $ en baisse de 2,30 %.

Lors de l'annonce du projet de transaction, le 20 juin 2007, les deux parties avaient révélé qu'elle comportait une indemnité de rupture de 1 milliard de dollars canadiens, payable par l'acheteur danscertaines circonstances. Cette indemnité de l'acheteur a été augmentée à 1,2 milliard cet été.

Le 26 novembre, BCE avait expliqué que l'avis préliminaire de KPMG sur sa non-solvabilité était fondé sur « les conditions actuelles du marché, son analyse à ce jour et [le] montant d'endettement que comporte une acquisition avec effet de levier ». La firme montréalaise affirmait d'ores et déjà qu'il était peu probable que la transaction soit conclue.

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