Les exportateurs russes et chinois sont les plus susceptibles d'offrir des pots-de-vin pour remporter des contrats à l'étranger, estime un classement élaboré par Transparency International. Les firmes canadiennes et belges sont au contraire les moins susceptibles de recourir à cette pratique.
Transparency International estime que les exportateurs russes et chinois sont les plus susceptibles de verser des pots-de-vin pour obtenir des contrats à l'étranger. Le Canada fait bonne figure.
Les entreprises du secteur de la construction sont notamment visées par le rapport de Transparency International.
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AFP/Pigiste
L'organisme a établi un indice de corruption pour 22 grands pays exportateurs, qui représentent 75 % du total mondial cumulé des exportations internationales de biens et de services et des investissements directs étrangers en 2006.
Les indices ont été construits à partir de réponses fournies par plus de 2700 dirigeants d'entreprises de 26 pays développés et en voie de développement. Ces pays ont été sélectionnés en fonction du volume de leurs importations et des afflux d'investissements directs étrangers.
Les pays dont les firmes sont les plus corruptrices sont, dans l'ordre, la Russie, la Chine, le Mexique, l'Inde, le Brésil, l'Italie, Taïwan et la Corée du Sud. Celles qui le sont le moins sont basées en Belgique, au Canada, aux Pays-Bas, en Suisse, en Allemagne et au Japon.
Transparency International a aussi évalué la propension à la corruption dans 19 secteurs spécifiques. Il en ressort que les sociétés du bâtiment et des travaux publics, de l'immobilier et de la promotion immobilière, du pétrole et du gaz, de l'industrie lourde et de l'exploitation minière sont les plus susceptibles de verser fréquemment des pots-de-vin aux autorités. Les secteurs de l'informatique, de la pêche et du secteur bancaire et financier sont considérés comme les plus propres.
La présidente de Transparency International, Huguette Labelle, déplore que de nombreuses entreprises aient encore recours à cette pratique. « Il est primordial que les gouvernements redoublent d'efforts pour faire appliquer les lois et réglementations en place concernant le versement de pots-de-vin à l'étranger, et que les entreprises adoptent des programmes anticorruption efficaces, afin de lutter contre les inégalités et les injustices engendrées par la corruption. Dans le même esprit, tous les grands pays exportateurs devraient s'engager à adhérer à la Convention de l'OCDE sur la lutte contre la corruption », précise Mme Labelle, qui est aussi chancelier de l'Université d'Ottawa.