Relancer l'économie à tout prix, dit Harper

Stephen Harper au sommet de l'APEC Stephen Harper au sommet de l'APEC   © PC/Dado Galdieri

Le premier ministre canadien a pris la parole devant les dirigeants du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) à l'occasion de son 16e sommet, au Pérou, pour rappeler le consensus atteint lors de la réunion du G20 de Washington autour de l'importance de stimuler l'économie afin de juguler la crise qui secoue le monde.

Le premier ministre canadien estime que les États doivent être prêts à faire, si nécessaire, des déficits budgétaires pour relancer l'économie et met en garde contre toute tentative protectionniste en ces temps de crise.

Il a appelé la communauté internationale à tirer les leçons de la crise économique de 1929, causée, rappelle-t-il, par de mauvaises politiques gouvernementales.

Stephen Harper estime que les États ne doivent pas hésiter à prendre diverses mesures pour relancer la croissance, quitte à produire des déficits budgétaires. Il a pris soin d'ajouter que le Canada avait, sur cet aspect, tiré ses leçons du passé, et qu'une telle voie n'y serait donc empruntée que de façon toute temporaire, si jamais les mesures prises pour affronter la crise le nécessitaient.

Le premier ministre canadien a par ailleurs fait l'apologie du libre-échange, mettant en garde ses homologues contre la tentation du protectionnisme et servant l'exemple de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) comme preuve de la prospérité qu'apporte la liberté de commerce. Le premier ministre avait par ailleurs annoncé, la veille, la conclusion d'un accord de libre-échange avec la Colombie.

Il reconnaît par ailleurs la nécessité, à la lumière de la crise financière actuelle, de mieux réglementer les marchés, précisant qu'il s'agissait plus d'améliorer les règles que d'en ajouter. Il prône aussi une politique monétaire internationale plus flexible, mieux ajustée à la réalité économique.

Le président américain sortant George W. Bush avait un peu plus tôt fait l'éloge de Stephen Harper devant les caméras, le décrivant comme « un bon ami et un dirigeant solide » à l'occasion d'un tête à tête.

« Les relations entre les États-Unis et le Canada sont fortes - quelquefois compliquées, mais néanmoins fondées sur des valeurs communes », a dit M. Bush, dont il s'agit du dernier déplacement à l'étranger à titre de président. Son successeur Barack Obama entrera en fonction en janvier prochain.