![]() Économie Sommet de Washington Terrain d'ententeMise à jour le lundi 17 novembre 2008 à 10 h 16
Les pays du G20, réunis en sommet à Washington aux États-Unis, ont réussi à s'entendre sur un ensemble de principes et un plan d'action pour relancer l'économie de la planète. Ils sont d'accord sur le fait qu'il doit y avoir une plus grande coopération entre les pays afin de mieux orchestrer cette relance. La rencontre du G20 aura permis aux dirigeants de dégager un plan d'action qui repose sur quelques grands points:
Pour mettre en forme ces grands principes, le G20 s'est donné un an. À court terme, les ministres des Finances des pays participants ont jusqu'au 31 mars pour formuler des recommandations concrètes. Elles seront ensuite présentées lors de la prochaine rencontre du G20, qui doit avoir lieu d'ici le 30 avril prochain, probablement à Londres. Les membres du G20 devront aussi faire une liste des institutions délinquantes, c'est-à-dire les centres off shore et les paradis fiscaux, et renforcer l'échange d'informations sur ces places financières. Attention au protectionnisme, dit Bush
En conférence de presse après la fin des travaux, le président américain George W. Bush a insisté sur la nécessité de protéger l'intégrité des marchés et d'éviter le protectionnisme. Il a souhaité que le libre-échange soit au coeur de la relance économique. Nous étions tous d'accord sur le fait que nous devions adopter une politique économique favorisant la croissance. [...] Il est logique de sortir de cette réunion avec un plan d'action ferme, ce qui est le cas. Il est aussi logique de dire qu'il y a encore du travail à faire. — George W. Bush Du même coup, le président Bush a invité les autres dirigeants du monde à reprendre les négociations du cycle de Doha à l'Organisation mondiale du commerce pour tenter de conclure une entente de principe d'ici la fin de l'année. Ces pourparlers sur la libéralisation des échanges ont peu avancé depuis leurs débuts, en 2001, en raison notamment d'un blocage entre pays riches et pauvres au sujet des subventions agricoles. Le président élu des États-Unis, Barack Obama, a été mis au courant des développements de samedi par l'entourage du président Bush. M. Obama avait volontairement choisi de demeurer à Chicago et de rester à l'écart du sommet, pour éviter de nuire au travail de l'administration sortante. M. Obama avait cependant délégué l'ancienne secrétaire d'État Madeleine Albright et l'ancien représentant républicain Jim Leach pour des rencontres avec les dirigeants australien, sud-coréen, mexicain, turc et argentin, ainsi qu'avec la ministre française Christine Lagarde. Barack Obama s'est dit satisfait de la réponse coordonnée qu'ont fournie les membres du G20. Sur le plan intérieur, M. Obama a souhaité qu'un nouveau plan de relance de l'économie américaine soit mis en place avant son entrée à la Maison-Blanche, le 20 janvier prochain. Les démocrates tentent de faire adopter un plan de 60 à 100 milliards de dollars pour les infrastructures et l'aide aux propriétaires en difficulté. À lire aussiLes commentaires du premier ministre du Canada, Stephen Harper
Président en exercice de l'Union européenne, le président français Nicolas Sarkozy a pour sa part conclu que le G20 était d'accord sur une « relance coordonnée, concertée de l'action économique » comme le réclamaient le Brésil, la Turquie et l'Espagne. M. Sarkozy a parlé d'un sommet historique où le G20 s'était mis d'accord sur la création d'une nouvelle gouvernance économique mondiale. Je crois pouvoir dire que c'est un sommet historique, dans la mesure où, pour la première fois, des pays aussi différents que ceux qui étaient rassemblés dans le G20, décident de prendre des initiatives en commun et que l'administration américaine accepte de faire mouvement sur des sujets où, historiquement, toutes les administrations américaines avaient refusé de le faire. — Nicolas Sarkozy Le président Sarkozy et le premier ministre britannique Gordon Brown ont plaidé, dans le cadre du sommet, en faveur d'un rôle accru du FMI et d'autres organisations internationales dans la réglementation des marchés financiers. Dans ses commentaires, Nicolas Sarkozy a salué l'intervention du directeur du FMI, Dominique Strauss-Kahn, en faveur de la relance économique. Quant au président américain George W. Bush, M. Sarkozy s'est contenté de dire qu'il n'avait pas toujours été facile, mais qu'il avait été loyal. Le président français n'a pas reparlé de sa remise en question de la place du dollar américain comme monnaie de référence mondiale. D'autres, comme le premier ministre japonais Taro Aso, ont jugé qu'il fallait laisser les choses telles quelles. Rappelons que les pays de la zone euro sont entrés officiellement en récession vendredi. D'autres déclarations de dirigeants du G20
Les participantsLa rencontre regroupe le G8 (Allemagne, France, États-Unis, Japon, Canada, Italie, Royaume-Uni et Russie), l'Union européenne, 11 pays émergents (Argentine, Australie, Arabie saoudite, Afrique du Sud, Brésil, Chine, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Mexique, Turquie) ainsi que l'Espagne et les Pays-Bas, qui ne font pas partie du G20, mais qui ont été invités à la rencontre. Radio-Canada.ca avec Agence France Presse, Associated Press et BBC
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