Rien ne va plus pour l'économie islandaise

Le premier ministre islandais Geir Haarde Le premier ministre islandais Geir Haarde   © AFP/LEHTIKUVA / Antti Aimo-Koivisto

La déroute de l'économie islandaise se poursuit toujours mardi. Le petit pays nordique, pratiquement acculé à la faillite, se voit dans l'obligation de solliciter de toute urgence l'aide internationale pour obtenir au moins 4 milliards de dollars américains supplémentaires.

L'Islande, au bord de la faillite, hausse de six points son taux directeur pour le porter à 18 % et cherche à emprunter d'urgence 4 milliards de dollars.

Selon le premier ministre Geir Haarde, le gouvernement islandais n'a tout simplement plus assez de liquidités pour rembourser les dettes accumulées par les trois principales banques du pays et que Reykjavik a été obligé de nationaliser voilà quelques semaines.

En fait, c'est la première fois depuis 1976 qu'un pays occidental fait appel au Fonds monétaire international pour obtenir un prêt d'urgence. Le FMI a consenti, vendredi, un prêt de 2,1 milliards de dollars. Les 4 milliards qui manquent toujours au Trésor islandais, eux, ont été sollicités auprès de la Banque centrale européenne, de la Réserve fédérale américaine et des banques centrales d'autres pays nordiques.

L'économie du pays, fortement dépendante de son système financier, s'est effondrée dans le sillage de la crise financière internationale. Depuis, la monnaie nationale, la couronne, a perdu 40 % de sa valeur, ce qui a fait grimper l'inflation à des niveaux records.

C'est d'ailleurs dans l'espoir de freiner un tant soit peu cette inflation que la banque centrale islandaise a décidé, mardi, de relever de 6 points son principal taux directeur pour le porter à 18 %, le plus élevé d'Europe.

En octobre, l'inflation en Islande a atteint 15,9 %, en augmentation par rapport aux 14 % du mois précédent.