Greenspan fait son mea culpa

  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse et Associated Press
Alan Greenspan   © PC/Lawrence Jackson

L'ancien président de la Fed reconnaît que la crise actuelle qui frappe les États-Unis est beaucoup plus importante que ce qu'il aurait pu imaginer.

L'ancien président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Alan Greenspan avoue être dépassé par l'ampleur de la crise financière.

M. Greenspan estime que cette crise est le « tsunami » du siècle sur le crédit. Il ajoute être en « état de choc et d'incrédulité » et indique que la crise est « beaucoup plus importante que tout ce que j'aurais pu imaginer ». Il soutient qu'elle aura un impact important sur l'économie des États-Unis, notamment en faisant augmenter le taux de chômage.

L'ex-patron de la Fed a fait ces déclarations jeudi, devant la commission de surveillance et de réforme gouvernementale de la Chambre des représentants du Congrès américain.

Cette commission, qui a le pouvoir d'enquêter sur tous les programmes fédéraux, cherche à savoir si des manquements à la régulation ont pu contribuer à la crise et interroge d'anciens acteurs financiers. Outre M. Greenspan, l'ancien secrétaire au Trésor John Snow et le président de la Securities and Exchange Commission, Christopher Cox, ont également été appelés à témoigner.

Alan Greenspan a été le président de la Fed pendant 18 ans et demi. Plusieurs de ses détracteurs l'accusent d'avoir contribué à l'effondrement du marché immobilier en maintenant les taux d'intérêt trop bas au début de la décennie, tout en refusant de s'attaquer aux nouveaux types de prêts hypothécaires, notamment les hypothèques à risque, au coeur de la tourmente actuelle.