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AFP/BORIS HORVAT
L'initiative lancée en janvier 2007 par le premier ministre Jean Charest de créer un nouvel espace économique canado-européen devrait progresser légèrement vendredi.
Les dirigeants européens, français et canadiens vont tenter de jeter les bases, lors d'une rencontre à Québec aujourd'hui, d'un projet de création d'un vaste espace économique liant l'Europe au Canada.
En effet, de passage à Québec, le président de la Commission européenne, Josée Manuel Barroso, et le président en exercice de l'Union européenne, le président français Nicolas Sarkozy, s'entretiendront brièvement avec le premier ministre canadien Stephen Harper d'une coopération économique renforcée entre les deux zones.
Les responsables canadiens et européens pensaient être en mesure de lancer les négociations dès aujourd'hui. Il semblerait toutefois, selon ce qu'a laissé entendre le ministre québécois du Développement économique, Raymond Bachand, plus tôt cette semaine, que les pourparlers de vendredi ne permettraient, en fait, que de faire un pas décisif vers le lancement des négociations.
M. Bachand a expliqué qu'il fallait que la Commission européenne obtienne l'aval de chacun de ses 27 membres avant d'ouvrir les négociations, un processus qui peut prendre encore quelques mois.
Le projet canado-européen se veut, selon ses promoteurs, une « entente nouveau genre », qui va au-delà des seules considérations tarifaires pour s'attaquer à plusieurs autres aspects qui faciliteront les échanges commerciaux.
L'UE est le deuxième partenaire commerciale du Canada. En 2007, elle représentait 27,2 % de l'investissement direct étranger.
Le futur accord, si jamais les négociations aboutissent, pourrait donc englober des sujets tels que la mobilité de la main d'oeuvre, l'harmonisation des normes, la coopération scientifique et technique et l'ouverture des marchés publics.
Les dirigeants européens et canadiens pourront aussi compter, pour leurs travaux, sur une étude dont les conclusions seront rendues publiques vendredi et qui indique qu'un accord entre les deux économies pourrait faire augmenter les échanges bilatéraux de plus de 20 %.
Selon les auteurs de cette étude, l'élimination des barrières tarifaires entre Ottawa et l'Union européenne pourrait rapporter des gains de 18 milliards de dollars à l'Europe et de 13 milliards de dollars au Canada.